Bepc bilingue, Cap: les candidats à l’épreuve

 Les épreuves orales pour les uns et écrites pour les autres ont débuté hier sur tout l’ensemble du territoire national.

C’est un calme de cimetière observé hier par l’équipe de CT dans des centres d’examen à Yaoundé. Dès l’entrée l’on remarque déjà le sérieux de l’affaire. Des policiers vigilants sont attentifs aux moindres faits et gestes des usagers.

Au Lycée bilingue d’Essos, les candidats au Bepc bilingue passent devant les membres du jury au fur et à mesure. Certains d’un air détendu, d’autres visiblement stressés, rejoignent l’extérieur laissant dans l’anxiété leurs camarades qui attendent encore passer. En attente dans une des salles bien aménagée, le jeune Ulrich Njike s’apprête à affronter son  jury.

Le stress et la peur au ventre se lisent dans son regard. Une fois appelé, il est interrogé. L’équipe de CT ne capte rien de l’extérieur car les étrangers ne sont pas admis en salle d’examen. Après 20 minutes d’échanges, le jeune garçon est enfin libéré, et laisse filer quelques mots malgré la gorge nouée.

« C’était difficile pour moi parce que avec le stress, je n’ai pas pu répondre comme il fallait.  Pourtant je connaissais. Le sujet que j’ai traité portait sur le Cameroun : une Afrique en miniature. J’ai aussi été interrogé sur un poème à déclamer en anglais», a-t-il confié. « Les enfants doivent parfaitement s’exprimer dans certaines matières aussi bien en français qu’en anglais.

Comme ils sont bilingues francophones, les cours sont dispensés par des enseignants d’expression anglaise. Ils font pratiquement les mêmes matières que les francophones, sauf qu’ils composent en anglais » a expliqué Hiom II A.H F 3, surveillante générale au lycée bilingue d’Essos. Pour sa première promotion ledit lycée a enregistré 5...

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