« On retrouve la plupart de nos ingrédients partout dans le monde »

  Emile Engoulou, Chef inventeur.

Qu’est-ce qui vous a motivé à honorer cet autre rendez-vous sur le savoir-faire du Cameroun en matière d‘art culinaire aux Etats-Unis ?

Par rapport à ce projet, c’est la deuxième fois que l’art culinaire camerounais est savouré par les Américains et les Caméricains (américains ayant l’ADN camerounais). Mais, nous avons eu d’autres éditions avant et particulièrement aux Etats-Unis avec cinq présentations culinaires qui ont déjà été faites. Cette idée vient du fait que nous passons notre temps à critiquer le gouvernement, à trouver qu’on ne fait pas ce qu’il faut sans que chacun prêche par l’exemple et apporte sa pierre à l’édifice de  construction nationale. A mon niveau, j’ai pensé que je pouvais profiter des opportunités que l’administration nous offre dans la profession pour modestement porter le drapeau camerounais dans notre domaine de compétence qu’est la cuisine. L’année dernière le ministre d’Etat, ministre du Tourisme et Loisirs, nous a donné l’opportunité de présenter la cuisine camerounaise à l’ONU et c’est l’issue de celle-ci que nous avons été contactés une fois de plus cette année.


Comment la cuisine camerounaise a-t-elle été appréciée, notamment à la Stanton Primary School ?


Le chef qui supervisait la production culinaire dans cette école primaire a confié que depuis 10 ans que cet événement de Food Day se tient , il n’y a jamais eu une telle affluence. Sur 750 élèves attendus, 620 sont venus manger au lieu des 500 habituels. Les écoles satellites ont eu également des problèmes de rupture de nourriture. Ceci nous permis de penser que le signal culinaire camerounais est bel et bien fort aux USA. A ce rendez-vous, il y a eu un problème de disponibilité des stocks  parce que les enfants en redemandaient.

Etait-il facile de trouver les ingrédients sur place pour réaliser certains mets traditionnels par exemple ?

Il se trouve que maintenant, grâce aux Chinois, on retrouve la plupart de nos ingrédients presque un peu partout dans le monde. Même quand on a choisi d’utiliser les feuilles de bananier, les Chinois nous les fournissent sur place. On trouve la plupart des ingrédients dont nous avons besoin, à quelques exceptions près. On trouve les produits que nous consommons au Cameroun à l’instar des boissons, le poivre de Penja. Aux USA, il y a une industrialisation progressive des produits camerounais bien emballés avec un label intéressant. Dans le cas d’espèce, j’ai eu un atelier chocolat avec des enfants parce que la plupart des gens le consomment sans savoir d’où il vient. Il était question de leur montrer que le chocolat vient du cacao,  et nous sommes partis de la cabosse en fabriquant du chocolat en forme deux demi-cabosses qui ont été reliées pour en faire une.

 

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