Fecafoot: ce que proposent les statuts 2018

Le Comité de normalisation suggère notamment un scrutin uninominal pour l’élection du président et des membres du Comité exécutif.

Le 23 juin prochain, la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) devrait connaître un tournant dans son fonctionnement. Si on s’en tient au chronogramme publié, l’assemblée générale, celle de 2009, devrait adopter les statuts et le code électoral préparés par le Comité de normalisation.

Deux textes importants qui vont définitivement lancer le processus électoral devant aboutir à l’élection d’un nouvel exécutif à Tsinga. Dans ses grandes lignes, les statuts présentent quelques modifications significatives par rapport à ceux adoptés en 2015.

Par exemple, le nombre de délégués passe de 92 à 78. Et les Ligues régionales n’ont plus l’obligation d’avoir des représentants de corps de métier parmi les votants. Autre changement, et non des moindres, une élection au scrutin uninominal, c’est-à-dire par poste, pour le président et les membres du Comité exécutif.

Précision : selon l’article 45 des statuts version 2018, la fonction de président de la Fecafoot est incompatible notamment avec celle de membre du gouvernement, parlementaire, ou directeur général d’une société publique ou parapublique. Une incompatibilité qui touche également l’ensemble du comité d’urgence.

En ce qui concerne les règlements de litige, et qui a souvent été au cœur des débats ces dernières années, la disparition du Tribunal arbitral du football prévu par les statuts de 2015 était bien acquise.

Me Happi et ses collègues du Comité de normalisation reconnaissent toujours la compétence de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) en cas d’épuisement des recours internes à la Fédération.

Avec une nuance qui vaut son pesant d’or. « Tout litige de dimension nationale ne peut être référé en dernier ressort qu’auprès du CNOSC, si toutes les parties au litige le consentent, et, dans le cas contraire, qu’au Tribunal arbitral du sport (TAS), à Lausanne, Suisse », précise l’alinéa 4 de l’article 75.

En clair, il faudra que le plaignant et l’accusé soient d’accord pour aller à la CCA. Encore faudrait-il que les membres de l’assemblée générale valident ces textes. Mais ça, on le saura bientôt.

 

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