Tunisie: une génération aux dents longues

 Première équipe africaine à remporter un match à la coupe du monde (Mondial 78), les Aigles de Carthage espèrent capitaliser leur regain de vitalité.

Les nostalgiques du football tunisien ont encore en mémoire l’exploit du 2 juin 1978. Dans la ville argentine de Rosario, la Tunisie prenait nettement le dessus sur le Mexique sur le score de 3-1. Jamais une équipe africaine n’avait jusque-là remporté le moindre match en coupe du monde.

Huit jours plus tard, Tarek Dhiab, Mohamed Ali Akid et ses coéquipiers contraignaient les champions du monde Allemands à un match nul. Deux retentissantes performances que les 23 joueurs sélectionnés par Nabil Maaloul espèrent sublimer au mondial russe. Une cinquième participation à la plus grande fête du football mondial qui se présente plutôt sous de mauvais auspices.

En effet, les feux sont encore à l’orange. Le groupe est amoindri par quelques éléments actuellement blessés. Depuis le mois d’avril, la sélection est orpheline de son capitaine et meilleur joueur, Youssef Msakni, victime d’une rupture des ligaments croisés.

Pour l’heure, l’effectif est potentiellement amputé de quatre joueurs titulaires. Pas à 100% sur le plan physique, l’optimisme reste de mise quant à la participation deux piliers essentiels que sont Wahbi Khazri et Mohamed Amine Ben Amor.

Les troubles socio-politiques et les difficultés liés au renouvellement générationnel dépassés, la Tunisie est en regain de vitalité. Au tout dernier classement FIFA, elle est le pays africain le mieux classé avec sa 21e place.

Lors des deux dernières CAN, elle s’est hissée en quart de finale. Depuis la prise de fonction de Nabil Maaloul en avril 2017, l’équipe a battu le rappel des troupes avec l’intégration de quelques joueurs binationaux.

C’est le cas du gardien Moez Hassen, du défenseur de Leicester City, Yohan Benalouane, et des milieux de terrain Ellyes Skhiri et Seif-Eddine Khaoui. Séduisant dans le jeu, cette nouvelle génération d’Aigles s’est également forgée une force de caractère. Un mental de gagneur observé durant la campagne de qualification comme le nul 2-2 arraché à Kinshasa face à la RDC après avoir été mené 2-0.

La semaine dernière en amical, le même scénario s’est répété face au Portugal 2-2. Un score qui a également sanctionné son deuxième match de préparation pour le Mondial. C

’était face à la Turquie. Une solidité psychologique qui devra être opérationnelle dans ses confrontations du groupe G que sont la Belgique, l’Angleterre et le Panama. En attendant, ce samedi, la Tunisie affronte l’Espagne, pour un dernier test.

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