Sérigraphie: les femmes Les femmes impriment leur marque

 Elles apportent une touche particulière dans un métier longtemps dominé par les hommes.

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Elles ne courent certes pas les rues, mais elles ne passent pas inaperçues. Dans une profession longtemps dominée par les hommes, elles creusent petit à petit leur sillon.

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Avec en prime, cette touche de féminité de plus en plus recherchée et appréciée d’une clientèle qui leur reconnaît un certain savoir-faire. Résultat, les femmes sérigraphes sont présentes sur le marché et reconnues pour la qualité de leur travail.

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Au quartier Scalom à Yaoundé, Marthe Yakan est dans son atelier. Vêtue d’une blouse verte tachée, elle trône au milieu de pots de peinture, pinceaux, ordinateurs et autres matériels. Sur le sol, des t-shirt dans un gros sac déposé par un client attendent d’être floqués. Dans une armoire, des casquettes, des polos et tricots déjà traités, sont bien rangés et attendent être livrés incessamment.

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Marthe s’est retrouvée dans la sérigraphie un peu par hasard. « Nantie de mon diplôme de qualification professionnelle en infographie, j’étais à la recherche d’un emploi. Et en faisant le rapprochement, je me suis rendue compte que l’infographie me permettait de faire de la sérigraphie. Je me suis présentée dans cet atelier et j’ai été recrutée ».

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Nous sommes en 2014. Depuis lors, le flocage des casquettes, polos, parapluies, t-shirts  n’a plus de secret pour elle. Elle s’y sent à l’aise et prend vraiment plaisir à travailler. « J’aime donner le meilleur de moi-même, afin de satisfaire la clientèle ». Une clientèle qui apprécie sa disponibilité et n’hésite pas à l’encourager.

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A quelques encablures de là, au carrefour Obili, c’est en patronne accomplie que nous reçoit Choh Charlotte Meh, native du Nord-Ouest du Cameroun. Jupe rouge, haut noir et blanc, l’enthousiasme débordant, elle se raconte sans détour. La sérigraphie pour elle, est une histoire de passion, née des moments d’enfance au cours desquels elle regardait son oncle travailler.

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« Au début je dois avouer que c’était une curiosité de gamine. Je ne pouvais pas m’imaginer que j’allais exercer ce métier », dit-elle dans un français irréprochable. Après son BTS obtenu en 2013, elle décide de se jeter à l’eau. Les débuts sont difficiles, mais elle va se forger un caractère bien trempé.

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Et il lui en faudra pour affronter une clientèle pas toujours facile et quelques fois arrogante et macho. Aidée par son petit frère, elle y fait face et travaille dur. Cinq ans après, la roue a tourné. Charlotte peut s’estimer fière du parcours accompli.

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La clientèle elle, répond de plus en plus présent. Dans son atelier, les produits sont bien visibles dans une armoire vitrée. Des clients entrent et sortent. Les affaires comme on dit, marchent. Charlotte nourrit sa petite famille et peut voir venir. En caressant le rêve de voir sa petite affaire grandir encore plus.

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