Logements SICC: une plaque posée par précaution

Installée samedi par le collectif des victimes sur le site du projet « Garden Community I » cette plaque vise à mettre en garde de potentiels acheteurs.

Un double rôle : d’abord interpeller le public pour lui dire de ne pas se laisser tromper par un terrain litigieux. Ensuite, attirer une fois de plus l’attention des pouvoirs publics. C’est la justification de la pose d’une plaque le 2 juin 2018 par le collectif des acquéreurs de logements du projet immobilier « Garden Community I » sur le site à Mbanga-Bakoko, Douala.

Cette action marque une nouvelle étape dans le litige qui oppose le collectif à la structure porteuse du projet « Garden Community I », la SICC (Southwest International Construction Corporation) qui devait livrer des habitations écologiques en 2010.

C’est le résultat, comme l’explique Donatien Mawel, l’un des principaux porte-parole de l’association des propriétaires, d’un constat fait de façon informelle : « On s’est aperçu qu’il y avait encore la possibilité de vendre des terrains. Nous avons donc pris la précaution de réaliser une plaque. »

Occasion pour lui également de faire le point de la situation après la réunion de travail présidée à Douala en février dernier par le Sg du ministère de l’Habitat et du Développement urbain, le Dr Ahmadou Sardaouna, réunissant les parties prenantes du dossier.

Parmi les recommandations de cette réunion, il était question pour les acteurs impliqués dans l’affaire de fournir une documentation complète. Et une série d’analyses et d’expertises devaient conduire à l’élaboration de termes de référence devant servir à la réalisation d’un audit technique du projet.

Tout un processus qui devait durer six semaines. Pourtant, assure M. Mawel, même si les termes de référence nécessaires à l’audit leur ont bien été présentés lors d’un échange à Yaoundé, ils attendent la suite de la procédure.

De plus, ajoute le porte-parole, «la semaine dernière, nous avons adressé un courrier aux autorités, où nous avons émis certaines réserves liées à certains points du procès-verbal de la réunion de février 2018 à Douala. »

Notamment une recommandation qui indique que le collectif est d’accord pour attendre la clôture des affaires judiciaires avant la distribution des terrains. Ce qui est réfuté par les représentants de l’association.
 

 

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