Prolifération d’armes légères en Afrique centrale: Yaoundé donne l’alerte

 La première conférence des Etats parties de la Convention de Kinshasa s’est ouverte hier sous la présidence du MINREX, Lejeune Mbella Mbella.

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10 millions d’armes légères circulent en Afrique centrale, et sont des instruments de violence, d’insécurité et de déstabilisation socio-politique. Cette circulation nocive dont l’utilisation est particulièrement dolosive, constitue une menace actuelle pour les Etats-parties de la Convention de Kinshasa.

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Les représentants sont donc en concertation depuis hier à Yaoundé dans le cadre d’une première conférence, après la Convention de l’Afrique centrale pour le contrôle des armes légères et de petit calibre (ALPC), de leurs munitions et de toutes pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage.

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Thème des travaux ouverts par le ministre des Relations extérieures (MINREX), Lejeune Mbella Mbella : « L’accès des acteurs non-étatiques aux armes légères et de petit calibre : une menace à la paix et à la sécurité des Etats de l’Afrique centrale. »

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L’omniprésence des ALPC en Afrique centrale, de l’avis du représentant du secrétaire général de la CEEAC, Savihenda Daniel Raimundo, est un élément déclencheur de nombreuses crises enregistrées dans la sous-région. Les institutions sont fragilisées et leur effondrement est souvent inévitable.

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Le processus démocratique est alors sapé et l’anarchie érigée en règle. Cet état de chose déplorable est lié à la facilité qu’ont les acteurs non-étatiques à acquérir ces armes. Le message envoyé par le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, à travers son représentant à ces assises de Yaoundé, Ivor Richard, est de renforcer le contrôle dans la sous-région.

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Car, les violences armées nées de la prolifération des armes légères sont à l’origine de la mort de près de 15 000 personnes ces dix dernières années en Afrique centrale.

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Pour sa part, le Cameroun, a rappelé le MINREX, est à l’avant-garde de cette lutte et est résolument engagé à renforcer son architecture sécuritaire. C’est ainsi que le pays a souscrit à la mise sur pied d’un dispositif légal régulant toutes les activités liées aux armes.

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Cette volonté politique s’est traduite notamment par l’adhésion au Traité sur le commerce des armes, la ratification de la Convention de Kinshasa, ou le communiqué signé du 4 avril dernier du ministre de l’Administration territoriale portant fermeture des armureries, entre autres.

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Au regard de ces éléments, la lutte contre la prolifération des ALPC est palpable au Cameroun, ainsi que l’illustrent la réglementation stricte sur l’autorisation de port d’arme et l’interdiction de la fabrication des armes artisanales.

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En rappel, la Convention de Kinshasa » a été adoptée le 30 avril 2010 par 11 Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), et entrée en vigueur le 8 mars 2017.

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