RDC: nouvelle chance à Luanda

La capitale angolaise abrite depuis mercredi un sommet international pour éviter l’impasse qui se profile à l’horizon en République démocratique du Congo.

La crise en cours en République démocratique du Congo (RDC) est au menu d’un sommet international ouvert mercredi à Luanda en Angola. Co-organisée par l’Organisation des Nations unies (ONU), l’Union africaine, la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL), cette rencontre se penche sur le climat de tension qui prévaut toujours au pays de Joseph Kabila Kabange. Un climat de tension né des incertitudes autour du calendrier électoral qui, initialement, prévoyait la tenue de la présidentielle en novembre 2016 et qui, au terme du dialogue politique placé sous la facilitation de l’Union africaine, a été reportée à avril 2018 avec le maintien de l’actuel président au pouvoir jusqu’à cette date. 
Si la majorité et l’opposition modérée représentée par Vital Kamerhe se félicitent de l’accord conclu au terme de ces travaux, pour l’opposition radicale regroupée au sein du Rassemblement dirigé par Etienne Tshisekedi qui a boycotté les pourparlers, ce compromis reste une pilule difficile à avaler. En guise de protestation, elle se fait entendre par des manifestations sanglantes et de défiance à l’égard du pouvoir à travers le pays. Elle se dit déterminée à faire partir le président Kabila le 19 décembre prochain qui, selon la Constitution, marque la fin de son  deuxième et dernier mandat. «Ce sommet est une occasion unique pour donner un véritable coup de pouce à une sortie de crise en RDC», lance le Rassemblement de l’opposition qui soutient qu’«obtenir un engagement du président Joseph Kabila Kabange de ne pas briguer un troisième mandat serait un vrai progrès.» Dans un communiqué rendu public, une coalition de 33 organisations non-gouvernementales rejette l’accord politique trouvé le 18 octobre dernier et appelle les participants au sommet de Luanda à l’organisation d’un dialogue inclusif et respectueux de la Constitution. 
A l’entame des travaux hier, le président angolais a tenu à saluer le dialogue tout en fustigeant la violence qui lors des émeutes des 19 et 20 septembre derniers a fait plus de 50 morts et plusieurs blessés, selon diverses sources.
 

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