A l’école de l’écriture artistique

 Les élèves de l’école Fustel de Coulanges ont restitué leurs travaux samedi, au cours d’un vernissage à l’IFC.

C’est le fruit d’une année de travail. Ils le faisaient juste par passion, mais le résultat est impressionnant. A travers des jeux de mots, des dessins simples inspirés de leur environnement, les élèves de l’école Fustel de Coulanges ont présenté une partie du produit final de leur savoir-faire. C’était au cours d’un vernissage présenté samedi dernier à l’Institut français de Yaoundé.

En présence de leurs parents, enseignants et amis, ces tout-petits n’ont pas manqué d’expliquer tour à tour leurs motivations. « J’ai dessiné papa et maman parce que c’est plus facile. Je leur dédie mon dessin», explique Loïk Ngo, élève en classe de CMI.

Le jeune enfant tout en présentant son travail au public, n’a pas manqué d’expliquer la démarche qu’il a suivie pour y arriver. « Chaque fois que je suis à la maison, je les observe pour bien dessiner », explique-t-il.

A côté du dessin, ils ont également fait de la peinture, de la poésie et de la musique. Puisque chaque élève a été orienté vers le domaine qu’il maîtrise le mieux. « C’est en dehors du cadre scolaire que je leur donne des supports afin qu’ils puissent créer à partir de l’imaginaire. Ils produisent des dessins  et des textes», a relevé leur encadreur et enseignante, Mme Isabelle Takam.

L’objectif visé par cette méthode d’apprentissage est d’initier ces enfants à la compréhension du monde qui les entoure. Selon Isabelle Takam, à travers cette méthode d‘expression, les enfants réalisent et comprennent beaucoup de choses qui ne relèvent pas de l’école.

Issus des classes des Cours préparatoire (CP), Cours élémentaire I (CEI), et Cours moyen I et II (CMI et CMII), ils apprennent ainsi une seconde façon  de s’exprimer. Pour les élèves du CMI et CMII, les thématiques de leurs travaux sont orientées vers des sujets sociaux.

Et d’une manière compréhensible, ils parviennent à donner le meilleur d’eux-mêmes à travers leurs petits dessins et poèmes qui portent sur des sujets variés : l’amour, le vivre ensemble, la non-violence, entre autres.

« Vivant dans un monde qui se porte mal, je pense que les  enfants, grâce à cet exemple, matérialisent les images dans leurs têtes. Ceci leur permet de rentrer dans les problèmes de la vie d’aujourd’hui et de grandir avec un esprit de méfiance, d’éviter les violences et les maltraitances», a soutenu Isabelle Tankam.

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