Croissance: les propositions du privé

Les opérateurs ont réagi aux perspectives économiques du Fmi, présentées mercredi à Douala. 

Après Yaoundé, pour la présentation aux autorités camerounaises du rapport 2016 sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, le Fonds monétaire international (FMI) a rencontré le secteur privé mercredi à Douala. Objectif, dévoilé par Céline Allard, chef de la division des études régionales au département Afrique, s’adressant aux opérateurs : « Ecouter vos réactions, nous enrichir des expériences du secteur privé. » Dans son exposé, Céline Allard est revenue sur le ralentissement économique que connaît la région subsaharienne, avec un taux de croissance au plus bas à 1,4%, avec des disparités selon le type d’activités des pays. Un chiffre qui, pour l’année prochaine, pourrait remonter à 3%. Pour cela, il est donc question de répondre à une question primordiale : quelles sont les politiques publiques d’ajustement à mettre en place dans les Etats pour engendrer ce rebond ? Notamment au Cameroun où la perspective de croissance pour 2016, évaluée à 4,8%, devrait, l’année prochaine, baisser à 4,2%.
Ajustement. Un mot qui a rappelé quelques souvenirs à divers opérateurs et représentants du patronat. C’est le cas de Protais Ayangma, président d’Ecam, qui a évoqué l’impact négatif qu’avaient eu les différents programmes d’ajustement structurel dans lesquels le Cameroun s’était engagé avec le FMI dès la fin des années 80 : « L’ajustement structurel est à l’origine de la généralisation de la corruption dans ce pays. » Autres avis du FMI que ne partagent pas les acteurs du secteur privé présents hier à Akwa Palace, l’élargissement de l’assiette fiscale. Surtout que selon les chiffres de l’institution, le taux de pression fiscale est de 16%. Le FMI recommande aussi la réduction de l’investissement public dans les Etats de la région.
A la place, les opérateurs ont émis quelques propositions pour booster la croissance économique camerounaise : amélioration de la gouvernance avec l’efficacité dans la qualité de la dépense publique ; l’investissement dans l’agriculture ; la continuité dans l’encadrement des PME ; l’exportation pas seulement des matières premières, mais aussi des produits manufacturés qui signifie donc le développement de l’industrie ; plus de diversification encore de l’activité économique, vu que la diversité actuelle est déjà un atout pour le pays, reconnu par le Fmi. 
 

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