Circulation des armes légères en Afrique centrale: le combat sera intensifié

C’est l’une des résolutions prises à l’issue de la première conférence des Etats parties à la Convention de Kinshasa qui s’est achevée hier à Yaoundé.

Le document final a été intitulé « Déclaration de Yaoundé sur le flux illicite des armes légères et de petit calibre en Afrique centrale ». Y sont consignées, les conclusions et recommandations de la première conférence des Etats parties à la Convention de Kinshasa, qui s’est achevée hier à Yaoundé.

Si le document n’a pas été rendu public, on peut en capter les grandes lignes dans le discours de clôture des travaux du ministre des Relations extérieures (MINREX), Lejeune Mbella Mbella.

En effet, les Etats parties à la convention de l’Afrique centrale pour le contrôle des armes légères et de petit calibre (ALPC), de leurs munitions, et de toutes pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage (Convention de Kinshasa), s’engagent à intensifier le combat.

Car, au regard du contexte sous régional caractérisé par des actes de violence armée, le MINREX a souligné l’urgence de « serrer les rangs pour une mise en œuvre effective et harmonisée des recommandations. » 

Les assises de Yaoundé ont donc permis de définir les orientations pratiques et opérationnelles pouvant permettre l’implémentation effective de la Convention. Par ailleurs, les Etats parties qui n’ont pas encore ratifié cet outil ont pris l’engagement de le faire, afin de contribuer à l’harmonisation de la lutte. En clair, un engagement collectif pour une collaboration plus étroite dans la lutte contre le phénomène.

Durant les travaux de trois jours, les experts se sont penchés sur les mécanismes nationaux de combat et de prévention de l’accès aux ALPC par des acteurs non-étatiques, la coopération régionale et transfrontalière dans la lutte contre la prolifération des ALPC, entre autres.

Autre point d’intérêt majeur, l’assistance internationale pour l’opérationnalisation des mécanismes nationaux et sous régionaux de prévention et de lutte contre l’accès des acteurs armés non-étatique aux ALPC.

Les participants, à travers une motion, ont remercié le gouvernement camerounais pour toutes les dispositions prises pour la tenue de ces travaux. Le Cameroun présidera aux destinées de cette convention pour les deux prochaines années.

Pour le MINREX, notre pays « ne ménagera aucun effort pour inciter les pays de la sous-région à mettre en œuvre les recommandation issues de nos travaux »..

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