Budget de l’Etat 2018: le Minfi défend l’augmentation

 L’exercice s’est déroulé hier devant la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, lors de l’examen du projet de loi portant ordonnance du 04 juin 2018.

La Loi de finances est à nouveau en débat à l’Assemblée nationale. Du moins, il s’agit de l’ordonnance signée le 04 juin 2018 par le président de la République et qui modifie la Loi de finances du 20 décembre 2017. Hier, les membres de la Commission des Finances de la chambre ont examiné ce nouveau texte de loi à ratifier par le président de la République.

Pour en assurer la défense, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, était devant les députés, assisté du ministre Jules Doret Ndongo, représentant le vice-Premier ministre, ministre chargé des Relations avec les Assemblées.

En effet, l’o­rdonnance du 04 juin permet de revoir le budget de l’Etat à la hausse. Il passe ainsi de 4 513,5 milliards de F à 5 689,5 milliards de F. Soit une hausse de 176 milliards de F qui provient d’une augmentation des recettes pétrolières (82 milliards de F) et fiscales (67 milliards de F), ainsi que des financements bancaires (27 milliards de F).

Dans le volet dépenses, ces recettes additionnelles devraient permettre de constituer une provision de 77 milliards de F en vue de la prise en charge des dépenses liées au soutien des prix des carburants à la pompe, compte tenu de la remontée des cours du pétrole brut que la Société nationale de Raffinage (Sonara) importe sur le marché.

Par ailleurs, 20 milliards de F seront alloués pour la prise en charge des manques à gagner enregistrés par Eneo pour le soutien de l’électricité. 32 milliards de F serviront au renforcement des crédits dédiés à la sécurité, lorsque 18 milliards de F seront alloués à l’ajustement des dépenses liées à l’organisation des prochaines échéances électorales.

Enfin, le service de la dette publique connait une augmentation de 29 milliards de F. Elle découle en réalité de la réduction du service de la dette extérieure (14 milliards) et de l’augmentation du service de la dette intérieure (43 milliards de F).

Sur un autre plan, suite à la mise en place du Conseil constitutionnel et la création du ministère de la Décentralisation et du Développement local, deux nouveaux chapitres budgétaires ont été créés. Le Minddevel est doté d’une enveloppe de 11,476 milliards de F, tandis que le Conseil constitutionnel jouit de 2,5 milliards de F.

Cette Ordonnance a ainsi modifié les dispositions de cinq articles dans la loi des finances de décembre 2017, afin de s’arrimer au cadre macroéconomique et budgétaire actuel et de créer des chapitres budgétaires dédiés aux nouvelles institutions créées.

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