Devoir de solidarité

Porté par l’idéal humaniste que lui reconnaissent ses concitoyens dans leur immense majorité, le président de la République, Paul Biya, vient d’engager une nouvelle opération de solidarité envers une frange de la population camerounaise en difficulté. On sait que la dégradation considérable de la situation socio-économique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, du fait des violences orchestrées par des terroristes sans foi ni loi, s’est traduite sur le terrain par des assassinats, des destructions multiformes de biens, habitations et autres équipements de base. Toutes choses qui ont eu une incidence néfaste, voire insoutenable pour le quotidien de nombreuses personnes vivant dans ces régions. Il en a résulté une précarité déplorable qui a d’ailleurs contraint plusieurs de ces compatriotes sinistrés à se déplacer  vers d’autres contrées ou à se réfugier dans un pays voisin.
Garant de l’intérêt général, de la sécurité et du bien-être de tous, le chef de l’Etat ne pouvait rester indifférent aux souffrances, au désarroi de milliers de Camerounais pris au piège de l’insécurité. D’où l’initiative présidentielle de lancement du Plan d’assistance humanitaire d’urgence dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Une opération qui vise, à terme, à restaurer dans les zones affectées par les troubles, des conditions de vie acceptables. Il s’agit de reconstruire et, le cas échéant, de bâtir en investissant dans les infrastructures destinées à apporter aux populations fragilisées ce minimum de confort qui donne du sens à la vie. Il va de soi qu’une telle démarche nécessitera une forte mobilisation de ressources matérielles et financières de l’Etat, des Camerounais et de la communauté internationale. Ainsi qu’on a pu le constater pour d’autres situations antérieures, notamment les catastrophes naturelles (Lac Nyos, inondations diverses dans la partie septentrionale du pays) ou les exactions de la secte terroriste Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord.
Dans chacune de ces situations de quasi-sinistres, la communauté nationale, loin des chapelles politiques, des différences ethnique et religieuse, a su remettre en confiance les compatriotes sinistrés. Cet élan de solidarité et de générosité qui a produit des résultats probants par le passé - plus de 2,5 milliards de F ont été cotisés par les Camerounais pour soutenir les forces de défense et les populations déplacées dans le cadre de la lutte contre Boko Haram - devrait se mettre une nouvelle fois en marche. Car, à l’évidence, les souffrances endurées depuis quelque temps par les populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest parlent au reste de la nation qui a par conséquent l’obligation d’y répondre. La préservation de l’unité nationale en dépend largement.
Le président Paul Biya qui l’a compris et qui a prescrit un Plan d’assistance humanitaire d’urgence dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, sait combien le soutien aux populations en détresse est précieux. Aussi n’a-t-il jamais manqué au devoir d’assistance de ses concitoyens en difficulté. Il n’est que de se souvenir de la visite qu’il a effectuée en septembre 2012 dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord où les inondations avaient provoqué le déplacement de 6500 personnes autour de Maga, et 27000 sans-abris dans les départements du Mayo-Rey et de la Bénoué. Toujours en compagnie de la première dame, Chantal Biya, il s’est rendu en février 1998 sur le site de Nsam à Yaoundé où des dizaines de nos compatriotes trouvèrent la mort à la suite de l’explosion d’une citerne de produits pétroliers. C’est le même élan de solidarité qui a conduit Paul Biya en décembre 1995 à Douala à la suite du crash d’un avion de la défunte compagnie aérienne CAMAIR, en avril 1986 à Nyos où il a conduit l’aide aux sinistrés ou encore en 1988, au collège Monthé à Yaoundé, où un mouvement de panique provoqua le décès de nombreux élèves de cet établissement.
C’est dire que la prescription du Plan d’assistance humanitaire d’urgence dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest n’est ni un acte isolé, ni une démarche opportuniste. Elle est une constante dans le mode de gestion du pouvoir de Paul Biya : se tenir toujours plus près de ses concitoyens à chaque fois que la nécessité et les circonstances l’imposent. Reste que cette impulsion du chef de l’Etat emporte l’adhésion des Camerounais qui devraient se mobiliser massivement, en marge de l’intervention de l’Etat et de ses partenaires.
 

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