Sud-Ouest: appels vibrants à l’apaisement

A l’occasion du Forum du Sud-Ouest tenu ce samedi 25 août à Buea, de nombreuses propositions formulées pour une sortie de crise.

Un constat unanime, suivi d’un voeu collectif. « Trop, c’est trop ! La paix doit revenir. » Ces mots, à d’infimes nuances près, ont été repris par divers intervenants ce samedi 25 août à Buea, à l’occasion du Forum du Sud-Ouest.

Une réunion de haut niveau présidée par Peter Mafany Musonge, en présence du gouverneur Bernard Okalia Bilai, d’élites, de forces vives et de populations venues des quatre coins de la région. Dans la salle du Buea Mountain Hotel retenue pour l’événement, le thème s’étalait sur la banderole de circonstance : « South West Region : Facing our Challenges Together », un appel à relever ensemble les défis communs.

Des défis liés à la situation qui prévaut dans cette partie du pays, et impacte négativement sur la vie de nombreuses populations, la productivité des entreprises, le fonctionnement de l’école, des services de santé, de l’activité économique, etc. Les fils et filles du Sud-Ouest ont exprimé leur ras-le-bol, et résolu de réfléchir sérieusement aux pistes de solution pour sortir de la crise.

Les travaux du forum se sont donc structurés autour de quatre ateliers, portant sur : l’impact socioéconomique de la crise ; les choix politiques du Sud-Ouest ; l’urgence de promouvoir les jeunes et les femmes ; le réveil culturel et la préservation de la région du Sud-Ouest. En ouverture des échanges, avant que se forment les groupes pour les ateliers,

Peter Mafany Musonge a relevé que la rencontre était non partisane et interactive, invitant les uns et les autres à débattre en toute franchise. Afin de construire un futur plein d’espoir pour la région et le Cameroun, afin de donner une chance à la paix.

L’urgence de la situation a été soulignée par des rappels du président du forum, portant sur la spirale de violence enregistrée ces quatre derniers mois : enlèvements et meurtres de chefs traditionnels, assassinats de citoyens, intimidations d’enseignants et d’élèves, destructions de biens et de projets d’investissement public, incendies de stationsservice, de banques et d’infrastructures de la CDC et de Pamol (poids lourds de l’agroindustrie), la destruction de l’économie cacaoyère, etc.

« Frères et soeurs, il vient un temps dans la vie d’un peuple où il doit dire qu’assez c’est assez », a déclaré Peter Mafany Musonge. Pour tourner la page de la violence, restaurer l’espoir et l’unité et reprendre le chemin du développement, plusieurs propositions ont donc été formulées.

D’abord, prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme aux violences et à la situation d’insécurité. D’où un appel à la cessation immédiate des hostilités .

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