Investissements publics en 2018: en hausse au premier trimestre

Le rapport sur les comptes nationaux rendus publics par l’Institut national de la Statistique indique une remontée de 16% au cours de cette période, comparé à l’an dernier.

L’Institut national de la Statistique (Ins) a rendu publiques les données sur les comptes nationaux au premier trimestre 2018. On y observe une hausse globale du niveau des investissements portée par le secteur public. L’investissement public, rapporte cette étude de l’Ins, a renoué avec la croissance au premier trimestre 2018 après un quatrième trimestre de 2017 qui a connu un ralentissement des activités.

« Cette bonne tenue de l’investissement public de 16% permet de soutenir la croissance de la formation brute de capital fixe qui contribue de 1,2 point à la croissance du Pib. Dans cette évolution de l’investissement global, le secteur privé a contribué avec une hausse de 2,5%".

Cette hausse en volume est observée essentiellement dans le secteur des bâtiments et travaux publics (BTP), dans la fabrication de meubles et, dans une moindre mesure, les services scientifiques et professionnels. Depuis quelques années, les pays de la Cemac dont le Cameroun ont réduit le montant du budget dédié aux investissements publics.

Pour 2018, le budget d’investissement public au Cameroun est de 1292 milliards contre 1586 en 2017, soit une baisse de 294 milliards. Il faut dire qu’au cours du conseil d’administration de la Beac le 04 juillet dernier, les prévisions projetaient un repli continu des investissements publics pour les six prochains mois dans les Etats de la Cemac.

La remontée des prix des matières premières sur le terrain aurait pu changer la tendance mais, comme l’indiquait le président en exercice de la Cemac au Daniel Ona Ondo à l’ouverture de la 5è édition du comité de pilotage du Programme des réformes économiques et financières de la Cemac (PREF-Cemac) en juin dernier à douala, « si l’on peut se satisfaire de cette situation, il y a le risque de réenclencher le processus de financement des projets sans réelle portée pour les populations. Il y a le risque de ralentir le rythme des efforts d’ajustement budgétaire et de réformes structurelles ».

Il avait souhaité que la remontée des prix « serve prioritairement le désendettement et la constitution d’une épargne pour faire face demain à des chocs exogènes récessifs ». Le directeur général adjoint du Fmi, Mitsuhiro Furusawa, l’avait aussi indiqué au cours du récent conseil d’administration du Fonds.

«Compte tenu des fortes pressions sur les dépenses associées aux élections de 2018, de la détérioration des conditions de sécurité et de la Coupe d'Afrique de football 2019, tout revenu pétrolier supplémentaire devrait être économisé. », avait-il conseillé.

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