Service public: la Conac rappelle que c’est gratuit

Hier, les agents de la Commission nationale anti-corruption ont apposé des plaques sur les façades des bâtiments administratifs pour sensibiliser les usagers.

«Que se passe-t-il avec la Conac aujourd’hui ? Y a-t-il un problème ? » Marthe N. n’a pas caché son étonnement hier après-midi. En attente dans le hall du ministère des Enseignements secondaires à Yaoundé, elle a vu arriver une forte délégation de personnes vêtues de t-shirts de la Commission nationale anti-corruption (Conac), distribuant des flyers aux passants et surtout, munis de plaques. Un seul message à partager : le service public est gratuit. C’est le message inscrit en français et en anglais sur ces plaques.

Plusieurs délégations d’agents de la Conac, ainsi que des étudiants volontaires venus du club éthique et intégrité des universités de Yaoundé I et II, ont été sollicités pour cette caravane. Plusieurs administrations ont accueilli à leur fronton cette nouvelle plaque hier à Yaoundé.

Sur trois itinéraires, plus de 150 bâtiments administratifs de la ville de Yaoundé étaient concernés par l’apposition des plaques anti-corruption à l’entrée des usagers. Il s’agit principalement des départements ministériels, des administrations parapubliques, ainsi que des établissements hospitaliers, scolaires et de sécurité publique, entre autres.

Le lancement officiel de cette activité s’est déroulé un peu plus tôt dans la matinée au Palais des Congrès de Yaoundé. Lors de la cérémonie présidée par le révérend Dieudonné Massi Gams, le président de la Conac a rappelé l’importance de s’activer pour redonner au service public son essence. « Il n’y a pas de prix à payer pour les prestations des agents publics exerçants sous le contrôle de l’Etat et rémunérés à cet effet. Il n’y a que des timbres et taxes à payer dans les caisses publiques », a-t-il relevé.

Dieudonné Massi Gams a également salué la dématérialisation des procédures effectives dans certaines administrations, ce qui éloigne l’idée de « pousser le dossier », « accélérer le service » ou « bien parler ». Plusieurs membres du gouvernement, représentants du corps diplomatique et de la société civile ont également pris part à cette cérémonie. Cette activité de la Conac s’inscrit dans l’exécution des re-

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