L’Organisation du bambou va s’installer au Cameroun

Selon l’accord signé hier entre cette organisation et le Cameroun, Yaoundé va abriter le bureau pour l’Afrique centrale.

L’Organisation internationale pour le Bambou et le Rotin (INBAR) a désormais sa base régionale à Yaoundé au Cameroun. C’est la quintessence de l’accord de siège relatif à l’ouverture à Yaoundé du bureau régional pour l’Afrique centrale signé hier à Pékin entre cette organisation et le gouvernement camerounais.

La cérémonie de cet accord d’établissement s’est déroulée à l’ambassade du Cameroun en Chine en présence du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey et de l’ambassadeur du Cameroun auprès de la République populaire de Chine, Martin Mpana. Pour parapher le document, pour la partie camerounaise, le ministre des Relations extérieures,

Lejeune Mbella Mbella et le Dr Hans Friederich, directeur général de l’INBAR, pour le compte de cette organisation. En souhaitant la bienvenue aux deux parties, l’ambassadeur Martin Mpana a souligné que la signature de cet accord de siège sous régional inaugure une nouvelle ère entre le Cameroun et l’INBAR. Le directeur général de l’INBAR se rappelle de la visite du président de la République au siège de son organisation lors de sa visite d’Etat en Chine en mars dernier. Pour le Dr Hans Friederich, l’ouverture du bureau sous régional va renforcer le partenariat stratégique entre le Cameroun et cette structure.

Le Dg de l’INBAR ajoutera que la signature de cette convention constitue une opportunité d’affaires pour les Camerounais compte tenu du potentiel du Cameroun en matière du bambou et du rotin. Il a annoncé que sa structure va agir dans la formation, le renforcement des capacités, la recherche et l’investissement.

Pour le ministre des Relations extérieures, l’ouverture dudit bureau au Cameroun témoigne de la volonté du gouvernement camerounais d’approfondir les relations avec l’INBAR à l’effet de permettre au Cameroun en particulier, et toute la sousrégion Afrique centrale en général, de mieux tirer avantage de son immense potentiel en matière de bambou et de rotin.

Lejeune Mbella Mbelle révèlera d’ailleurs que dans la perspective de la valorisation de ces deux ressources, le gouvernement procédera bientôt au lancement de deux projets respectivement sur l’amélioration des chaines de valeurs du bambou et sur l’usage de cette ressource dans la restauration des sols, avec le concours de deux partenaires stratégiques, notamment le Fonds international de Développement agricole (IDA) et le Global Environnement Facility.

L’ouverture du bureau sous régional Afrique centrale de l’INBAR intervient à la suite de très hautes instructions du président de la République à l’issue de sa visite au siège de l’INBAR à Pékin dans la foulée de sa visite d’Etat en Chine en mars dernier. Selon des sources, le commerce mondial du bambou et du rotin rapporte plus de 11 300 milliards de FCFA avec plus de 200 produits dérivés impliquant divers secteurs comme les cosmétiques, la construction, la micro-composante, l’ameublement, la médecine, le textile, la fibre composite etc.

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