Université de Douala: l’heure de la grande mue

Le plan de développement présenté et validé hier à Yaoundé, dévoile une transformation d’où sortira dans 10 ans, une institution de production de biens matériels et immatériels.

L’université de Douala est engagée dans une véritable révolution qui a commencé avec le fonctionnement de son incubateur de projets et de création d’entreprises et qui sera complète à l’horizon 2018.

Son ambitieux plan stratégique de développement présenté et validé hier à Yaoundé, dévoile une vision d’où naîtra une université de troisième génération : le « Parangon des universités », d’après le Pr. Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur, chancelier des Ordres académiques.

Il ambitionne de faire de l’institution d’aujourd’hui, un technopôle multidimensionnel demain. La vision d’aujourd’hui présente une université de Douala devenue alors une plaque tournante en Afrique.

« Ce n’est point une vue de l’esprit », a rassuré le Pr. François-Xavier Etoa, recteur et porteur du projet. Il explique : « La vision tient compte de tous les aspects et segments de la société. Pour sa réalisation, nous utiliserons tous les potentiels pour hisser notre institution à la hauteur des attentes, grâce à un enseignement et à des recherches de qualité exceptionnelle et de niveau international ».

Ces recherches et ces enseignements devraient plus que par le passé, garantir l’amélioration de la productivité des entreprises par la mise à disposition d’une ressource humaine non seulement compétitive, mais dotée « d’une culture de service et d’une conscience de responsabilité collective ».

Cette mutation s’accompagnera de la transformation physique avec l’amélioration du cadre et des conditions de la recherche, la densification et le fonctionnement optimal des laboratoires, sans oublier les infrastructures académiques.

L’élaboration du plan stratégique de développement validé hier a été encadrée par les experts du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’aménagement du territoire (Minépat). « Ils ont joué le rôle de contrôle-qualité », a confié Paul Tasong, ministre délégué auprès du Minepat.

Le plan couvre la période 2019-2028. Pour qu’à cette échéance, l’institution devienne « la première université complètement intégrée au système économique ». Il faudra une somme de 238 milliards de F. « Cette somme ne nous fait pas peur », a dit François Xavier Etoa.

Confiant, le recteur sait que son projet est vendable et que les bailleurs de fonds accourront le moment venu pour libérer les financements. Et puis, Douala est le creuset où se forgent les Camerounais de demain. La ville reste la grande porte d’entrée du Cameroun. De toute les façons, le virage est amorcé, irréversible. Plusieurs fois, le chancelier des Ordres académiques a apprécié le projet.

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