Budget d’investissement public 2018: le taux d’exécution physique en baisse

Les résultats au premier semestre de l’année en cours sont en nette régression, comparativement à la même période en 2017.

Laborieuse. C’est l’adjectif employé par Isaac Tamba, le directeur général de l'Economie et de la Programmation des investissements publics au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) pour qualifier l’exécution du budget d’investissement public au premier semestre 2018.

Evaluation en a été faite vendredi dernier au cours de la première session du comité national de suivi de l’exécution physicofinancière de l’investissement public au titre de l’exercice 2018. Sous la coordination de Rosette Moutymbo épse Ayayi, présidente dudit comité, le point a été fait région par région.

On peut alors apprendre que la région de l’Adamaoua arrive en tête avec 27% de taux de réalisation physique quand la région du Sud (dernière au classement) enregistre un taux de 11,47%.

Les régions du Nord-ouest (22, 02%) et du Sud-ouest (24%), en dépit de la situation sécuritaire critique qui y prévaut se classent en troisième et quatrième position. Globalement, selon les données, toutes les régions s’inscrivent en baisse en termes de performances, en glissement annuel par rapport à l’année dernière. Le taux global de l’exécution des projets financés en ressources internes et externes est de 52,31%. Quant aux projets exclusivement financés en ressources internes, il est de 38,37%.

« Les performances ont été moins bonnes au premier semestre 2018 comparativement à la même période en 2017. Nous n’atteignons pas 40% de taux d’exécution physique, si nous observons des taux d’exécution financière à différents stades c’està- dire l’engagement, la liquidation, l’ordonnancement qui se situe aux alentours de 50%.

Les taux d’exécution physique par contre sont anormalement bas. Nous enregistrons une décrue de l’ordre de 14 points par rapport à l’année 2017», décrit Isaac Tamba. Au rang des causes à l’origine de cette sous performance, des entraves qui se retrouvent à tous les niveaux.

Entre les entreprises qui n’ont pas de capacité financière et les retards dans les paiements de décompte, en passant par les prestataires ne disposant pas de capacités techniques pour réaliser les ouvrages et les dérèglements climatiques, sans oublier l’insécurité dans les régions dites anglophones, le Bip a mal en son exécution physique.

L’éternelle difficulté de la maturation des projets revient également. Les chiffres au cours de la même période l’année dernière étaient de 52,83%, avec un taux de liquidation de 66,90% et un taux d'engagement de 69,86%. En fin d’année, d’après le Comité national de suivi de l’exécution physicofinancière de l’investissement public, il était à 91,95%.

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