Education: le saut quantitatif et qualitatif

La densification de la carte scolaire et l’amélioration de l’offre de formation académique, universitaire et professionnelle sont au coeur de l’action gouvernementale ces dernières années. Au niveau de l’enseignement supérieur, une nouvelle université d’Etat a été créée, à Bamenda.

En outre, force est de reconnaître que toutes les régions du pays, jusqu’aux villes départementales, sont désormais dotées d’une institution d’enseignement supérieur.

Cet ancrage territorial de l’institution universitaire a pour finalité, non seulement de faciliter l’accès au savoir à la jeunesse, mais surtout d’augmenter l’offre de formation dans cet ordre d’enseignement.

Garoua abrite la toute nouvelle Faculté de médecine et des sciences biomédicales et l’annexe de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Ngaoundéré. A Bertoua, l’Ecole normale supérieure dépendant de l’Université de Ngaoundéré va bientôt accueillir sa deuxième promotion.

Cette ville abrite déjà depuis quelques années, l’antenne de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Yaoundé II à Soa. A Ebolowa, trône la toute nouvelle Ecole normale d’Enseignement technique (ENSET), une excroissance de l’Université de Yaoundé I. Elle vient y trouver, déjà implantée depuis la rentrée 2015-2016, l’annexe de la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université de Yaoundé II.

Sous la houlette du président Paul Biya, le gouvernement camerounais semble mettre un point d’honneur sur la professionnalisation des enseignements. La multiplication et la création des institutions de formation répondent à cette logique. En quelques années, presque toutes les quatre aires géographiques du pays ont chacune une Faculté de médecine et des sciences biomédicales.

D’une seule Faculté logée dans la mère des universités à Yaoundé, il y a deux décennies, le Cameroun en compte à ce jour six dans les villes de Yaoundé, de Douala, de Dschang, de Bamenda, de Garoua et de Dschang. Dans le domaine de l’ingénierie, les pouvoirs publics ont également densifié l’offre de formation.

Le Cameroun est passé d’une école polytechnique à trois aujourd’hui avec la création des Ecoles nationales polytechniques de Maroua et de Bamenda. Cette augmentation de l’offre de formation s’est accompagnée d’une politique de renforcement des effectifs en personnel enseignant.

Des milliers d’enseignants ont été recrutés pour l’encadrement de la jeunesse dans l’enseignement supérieur. Fidèle à sa promesse faite en 2016, le chef de l’Etat a mis à la disposition des étudiants camerounais depuis quelques mois, 500 000 ordinateurs pour les encourager dans l’utilisation et l’apprentissage des TIC.

L’opération de distribution déjà bouclée dans les universités d’Etat est en cours dans les instituts privés de formation universitaire du pays. Cette même dynamique est observée au niveau de l’enseignement secondaire et primaire. La création des nouveaux établissements a connu un boom ces dernières années.

En 2018, il n’est plus possible de voir des enfants parcourir plus de 5 km pour accéder à un établissement d’enseignement secondaire ou de faire 3 km pour rallier une école primaire. Les deux ministères de l’Education de base et des Enseignements secondaires sont parmi les départements ministériels qui disposent des budgets les plus importants. Preuve que l’Etat fait du secteur de l’éducation, la priorité des priorités.

Le boom des infrastructures est la face visible de cette attention soutenue des pouvoirs publics pour ce secteur. La construction des salles de classe équipées dans les coins même les plus reculés de la république traduit la volonté du chef de l’Etat d’offrir l’égalité de chance de formation et de réussite à tous ses compatriotes.

Ici comme dans l’enseignement supérieur, des recrutements massifs du personnel enseignant a pour objectif d’améliorer l’encadrement de la jeunesse scolaire.

Chaque année, l’Etat consacre d’importantes ressources budgétaires pour la prise en charge des nouveaux enseignants. L’action de la première Dame, Chantal Biya à travers le Cercle des Amis du Cameroun (CERAC) n’est pas en reste. Sous son impulsion, plusieurs salles de classes ont été réhabilitées et rééquipées par cette organisation dont elle est la présidente fondatrice.

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