Développement de l’agriculture: jeunes et femmes en priorité

Renforcer leurs capacités, c’est l’une des conclusions majeures retenues au terme de l’édition 2018 de l’African Green Revolution Forum samedi dernier à Kigali au Rwanda.

Après quatre jours à parcourir les pistes pouvant aider l’Afrique à relever de manière significative son secteur agricole, les délégués venus d’une dizaine de pays du continent ont quitté Kigali samedi dernier.

Un retour chez soi avec à l’esprit de la détermination et la volonté d’appliquer de manière concrète les différentes résolutions énoncées au cours de l’édition 2018 de l’African Green Revolution Forum, tenue du 5 au 8 septembre dernier dans la capitale rwandaise.

Les plus de 2800 participants à cet événement, chiffre dévoilé par le Dr Agnès Kalibata, présidente de l’Alliance pour la révolution verte en Afrique (AGRA), ont eu droit à une dernière journée chargée mais pleine de promesses. Celles-ci ont été énoncées pour l’essentiel au cours de la cérémonie de clôture au Kigali Convention Centre, en présence du président de la République du Rwanda, Paul Kagamé. 

Un panel de luxe pour cette ultime rencontre de l’AGRF 2018, modéré par Tony Blair, ancien Premier ministre du Royaume-Uni, et réunissant autour de la même table :

Paul Kagamé, l’hôte de l’événement par ailleurs président de l’Union Africaine, Nana Addo Akufo, président de la République du Ghana, William Ruto, vice-président de la République du Kenya, et Emmanuel Issoze-Ngondet, Premier ministre gabonais. Pendant près d’une heure, ils ont fait le tour des avancées économiques dans leurs pays respectifs et sur le reste du continent, précisément dans le domaine de l’agriculture.

Pour tous, beaucoup de choses ont déjà été faites, mais le plus lourd reste à porter. « Il nous revient de collaborer pour mener à bien nos opérations. Il faut pour cela des liens forts entre les chercheurs, les investisseurs et les institutions financières », a déclaré Paul Kagamé.

C’est dans ce sens que la contribution des femmes et des jeunes a été sollicitée avec intérêt. Les chefs d’Etat pensent à amplifier les capacités des femmes, en leur facilitant au maximum l’accès à la terre. Terre qu’elles possèdent seulement à moins de 10% alors qu’elles détiennent plus de 80% de la production agricole en Afrique. 

Pour ce qui est des jeunes, une sensibilisation poussée est primordiale, afin qu’ils voient l’agriculture comme un moteur de développement et un véritable générateur de revenus, non comme une sous-activité. Il est également question de multiplier les efforts afin que jeunes et femmes bénéficient, sans discrimination, de fonds financiers pour relever leur agro-business.

Gilbert Houngbo, le président du Fonds international de développement agricole (FIDA), a d’ailleurs annoncé la création d’un fonds capital qui permettra de financer les projets des jeunes agro-entrepreneurs.

Encourager le commerce intra-africain dans le cadre du libre-échange intercontinental est une autre résolution de l’AGRF 2018. Des résultats attendus dès l’édition 2019.  

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