Le texte en préparation vise à définir un cadre de dialogue avec le pouvoir et envisage la création d’une fonction pour son leader. 

Le gouvernement congolais a publié mercredi dernier les conclusions issues du conseil des ministres du 25 octobre dernier. Au terme de cette rencontre entre le président Denis Sassou Nguesso et son cabinet, le projet de loi fixant statut de l’opposition a été adopté. D’après Thierry Lézin Moungalla, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, le texte en gestation ambitionne de «donner à l’opposition un statut propre au renforcement et à la consolidation de la démocratie pluraliste.» Dans son contenu, il prévoit les conditions d'exercice d'une opposition responsable, républicaine et soucieuse d'inscrire son action et son objectif de prise du pouvoir par des moyens pacifiques et légaux. Il fixe également les modalités de consultation de l'opposition sur les questions d'intérêt national, tant par le président de la République que par les autres institutions de l'Etat, ainsi que la création d'une fonction de représentation et d'institutionnalisation de l'opposition incarnée par un leader appelé «chef de l'opposition politique». 
Ce texte qui sera soumis à l’examen du Parlement devra permettre à terme aux membres de l’opposition politique de jouir de toutes les libertés publiques garanties par la Constitution. Selon Thierry Lézin Moungalla, le chef de l’opposition devra être le responsable de la formation politique, de l’opposition ayant obtenu le plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale, après le parti ou le groupement majoritaire. «Les conditions matérielles, avantages et moyens logistiques mis à la disposition du chef de l’opposition politique seront déterminés par décret, au conseil des ministres », a-t-il indiqué.
Au sein de l’opinion nationale congolaise, ce projet est interprété comme un moyen d’apaisement et de décrispation de la vie politique sans cesse tendue. En effet, depuis la convocation du dialogue national en juillet 2015, qui a débouché sur la modification de la Constitution en octobre suivant, le Congo connaît quelque  agitation.
 

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