Coopération nippo-camerounaise: du thé pour sceller l’amitié

L’ambassadeur du Japon au Cameroun a présidé lundi dernier à Yaoundé la « Journée du Japon » marquée par la première cérémonie du thé organisée en Afrique subsaharienne.

Une salle comble, plongée dans un silence presque total. Une ambiance propice à la concentration spirituelle. Seuls les mouvements mesurés et extrêmement précis du grand maître Mory Soyu et de ses élèves tiennent le public en haleine.

Selon la tradition japonaise, le silence est l’une des conditions capitales à la réussite d’une cérémonie du thé. Plusieurs outils et ustensiles traditionnels manipulés par des mains expertes sont mis à contribution pour la préparation de ce breuvage apparu au Japon en l’an 805.

La dégustation du thé vert (Macha) est accompagnée d’une petite pâtisserie. Et en cette célébration de la Journée du Japon le 11 septembre dernier à Yaoundé, le gâteau au fromage de Kiri, une des spécialités culinaires de la municipalité de Funabashi au Japon, commune d’où est originaire maître Mory Soyu faisait partie du menu.

Aux premières loges de ce cérémonial, l’ambassadeur du Japon au Cameroun, Kunico Okamura et le président du Cercle camerounais des anciens du Nippon (CCAN), Dr Samuel Tetsopgang. « J’ai été marquée par tout le cérémonial qu’il y a autour du thé lui-même. La cérémonie montre l’importance de ce qu’on va boire.

Il y a toute une attitude autour de cette cérémonie qui est assez impressionnante », apprécie Félicité Noudjou, invitée. Organisée dans le cadre de la journée du Japon, la cérémonie du thé, de par sa dimension traditionnelle et hautement symbolique, est la manifestation de la solidité des liens d’amitié entre le Cameroun et le Japon.

« La cérémonie du thé est hautement traditionnelle. Elle a été instaurée il y a 400 ans, pour approfondir les relations entre l’hôte et ses invités », a expliqué l’ambassadeur du Japon, Kunico Okamura.

Pour le président du CCAN, il s’agit d’un exemple dont pourraient s’inspirer les Camerounais. « C’est une manière de faire comprendre à nos compatriotes que le Japon est un pays très développé mais aussi un pays qui respecte sa culture et ses traditions. C’est une preuve que tradition et développement vont ensemble », a-t-il déclaré.

La journée du Japon était également l’occasion de présenter au public, l’oeuvre de Tsunoda Ichizo, pionnier des relations nippo-camerounaises. Pendant son séjour au Cameroun de 1905 à 1907, il a étudié et vulgarisé la riche faune ichtyologique camerounaise, la vulgarisation de la riziculture au poste de Jaunde (Yaoundé) et donné des cours de dessin à Mvolyé. Décédé le 25 septembre 1927 à Yaoundé, son corps repose au petit cimetière du ministère des Finances.

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