Vacances sans Sida: on maintient la dynamique

Les chiffres bilan de la 16e édition clôturée hier dans la région du Nord, montrent une large atteinte des objectifs

Des pairs-éducateurs euphoriques, manifestant parfois bruyamment leur enthousiasme, comme pour mieux exprimer la satisfaction du travail accompli. En résonance, un Secrétaire exécutif de Synergies africaines hilare, félicitant et encourageant. Des musiques et des sketchs à la fois entraînants, hilarants et interpellateurs, pour l’ambiance.

Des cadeaux à profusion pour ceux que Jean Stéphane Biatcha qualifiera de « soldats de la première Dame dans sa lutte contre le sida », chargés dans la hotte par Chantal Biya, mais aussi la forte délégation du Cerac venue soutenir comme d’habitude, la caravane. A bien des égards, la clôture de la 16e édition de vacances sans Sida hier à Garoua, avait des allures de fête.

Il faut dire que les résultats obtenus à l’issue de trois semaines de déploiement de quelques 700 pairs éducateurs à travers le pays, ne pouvaient que prêter aux réjouissances, à l’image des chiffres enregistrés dans la région du Nord et communiqués par le Dr Djamilatou Leila, Coordonnatrice régionale du GTR. 

105 pairs-éducateurs ont sillonné les trois arrondissements ciblés pour le Nord, dans lesquels ils ont mené 9.293 causeries éducatives, 18.466 entretiens individuels, distribué 57.600 préservatifs masculins pour 4.000 préservatifs féminins, pour un total de 46.166 jeunes sensibilisés, soit plus de 160% de l’objectif fixé.

Des actions qui ont permis d’amener au dépistage volontaire 4.686 personnes sur les 5.000 visées, soit près de 94¨% de taux de réalisation. Et à l’image de la prévalence générale de la région qui est de 2,4%, les populations dépistées ont affiché un taux de prévalence faible : 1, 13%, soit 53 individus dont 49 ont été immédiatement intégrés au programme de prise en charge régional.

Seul bémol, les filles restent encore les plus réticentes au dépistage, avec seulement 18% qui s’est adonné à l’exercice. En commentant ces chiffres, qu’il a d’ailleurs mis en relation avec les tendances au niveau national, le Secrétaire exécutif de Synergies africaines a souligné que c’est la preuve que la politique menée par les pouvoirs publics, et relayée par les partenaires du secteur de la santé à l’instar de Synergies africaines, produit des fruits.

Le taux de prévalence nationale qui est passé de 5, 5 % en 2005 à 3, 4% aujourd’hui, et l’augmentation graduelle des patients pris en charge, l’attestent à suffisance. Mais pour Jean Stéphane Biatcha, ces bons résultats ne doivent pas faire relâcher les efforts, surtout lorsqu’on sait que certaines couches sociales à l’instar des jeunes filles, neuf fois plus touchées que les garçons, continuent à être particulièrement exposées.

A sa suite, Julien Doumba le SG des services du gouverneur, représentant ce dernier, va enjoindre l’ensemble des forces vives de la région du Nord à se joindre au combat de la première Dame, rappelant que la pandémie ne sera vaincue qu’à condition que cette lutte soit l’affaire de « tous et de chacun ».

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