Réformes politiques et économiques: le Cameroun améliore ses performances

Les résultats de l’évaluation des politiques et institutions publique en Afrique, produits par la Banque mondiale ont été rendus publics mercredi dernier.

3,3/6. C’est la note que le Cameroun a obtenue à l’issue de l’évaluation 2017 des politiques et des institutions en Afrique subsaharienne (CPIA) de la Banque mondiale. Une performance en légère progression par rapport à 2016 (3,2) et qui place le pays au-dessus de la moyenne (3,1). 

Avec la performance 2017, affirme-t-on à la Banque mondiale, le Cameroun a atteint son meilleur score ces dix dernières années. Une réussite réalisée grâce à la mise en œuvre des réformes économiques et financières en cours dans le pays, entre autres.

L’information a été rendue publique mercredi dernier, au cours d’une vidéoconférence animée par Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique. Face à lui, des journalistes et des membres des organisations de la société civile de plusieurs pays, pour décrypter cet autre classement de l’institution, pas très connu. Comparativement au Doing Business par exemple.

En effet, cette analyse couvre 38 pays africains et mesure leurs progrès dans le renforcement de la qualité des politiques et institutions publiques. Les pays sont notés sur une échelle de 1 (note la plus faible) à 6 (note la plus élevée) pour 16 indicateurs de développement regroupés dans quatre catégories : gestion économique ; politiques structurelles ; politiques d’insertion sociale et d’équité ; gestion et institutions du secteur public.

Selon Albert Zeufack, « le CPIA est un outil important pour les pays africains car non seulement un meilleur score permet d’augmenter le montant des financements concessionnels octroyés par la Banque mondiale, mais aussi parce que c’est un excellent outil pour élaborer et suivre les politiques publiques. Par conséquent, nos pays devraient accorder plus d’attention à cet outil important et l’utiliser. »

Revenant au Cameroun, les experts de la Banque affirme que sur la quatre catégories ciblées par l’évaluation, c’est le point sur la gestion et institutions du secteur public composé notamment des droits de propriété et de gouvernance fondée sur les règles, de la transparence, redevabilité et corruption dans le secteur public, qui est un plomb dans l’aile du pays. Sur ces deux aspects en effet, le Cameroun est en deçà de la moyenne.

Et sur ce qu’il faut entreprendre pour remonter ces notes, Albert Zeufack est clair : « Ce n’est pas à la Banque mondiale d’améliorer le score d’un pays. Chacun, après avoir pris connaissance du rapport peu se rapprocher de nous pour qu’on y travaille ensemble ». Toutefois, il souligne qu’il faut soutenir les réformes dans le temps pour voir son score CPIA s’améliorer. 

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