La recherche joue sa partition

Sous l’impulsion du chef de l’Etat, l’Irad a contribué à la mise au point des variétés à haut rendement et à l’approvisionnement en besoins en semences de base.

La recherche agricole au Cameroun porte un nom. Il s’agit de l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irad). Plus qu’un label, cette institution placée sous la tutelle technique du ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (Minresi) est d’un apport remarquable dans le combat que mène le Cameroun pour assurer sa sécurité alimentaire.

A la suite des instructions du chef de l’Etat, Paul Biya, du 31 décembre 2015, relatives à la modernisation de l’agriculture et à la transformation de sa production, l’Irad a dû réajuster ses objectifs.

« Le président de la République a instruit les chercheurs, qui jusque-là n’excellaient que dans la recherche fondamentale, de privilégier désormais la recherche appliquée au développement. Ceux-ci ont ainsi le devoir d’orienter leurs travaux vers la résolution des questions de développement et sortir leurs résultats des laboratoires pour les mettre à la disposition des utilisateurs potentiels. C’est à ce prix que la recherche scientifique et l’innovation peuvent vraiment jouer leur rôle d’importants leviers de développement de notre pays », indiquait le Minresi, Madeleine Tchuinté.

Pour ce faire, l’Irad a adopté une nouvelle orientation dans l’optique de mettre la recherche scientifique au service du développement. A cet effet, les programmes et projets conduits par les différentes équipes de recherche de l’institut et ses partenaires ont abouti à une diversité de résultats et de produits comprenant des connaissances pour l’action, des technologies innovantes ainsi que des méthodes et outils pour le développement.

Les activités scientifiques sont mises en oeuvre à travers vingt programmes et projets de recherche dépendant de cinq domaines scientifiques parmi lesquelles, les cultures annuelles et les cultures pérennes. Ces recherches ont permis d’obtenir des résultats encourageants. En ce qui concerne les cultures annuelles, on retrouve désormais des variétés de manioc tolérantes aux parasites et aux maladies avec une productivité de 20 à 40 t/ha et adaptables à différentes zones agro-écologiques.

S’agissant du maïs, il existe plus de 20 variétés composites à haut rendement (4-6 tonnes / ha) adaptées aux différentes zones agroécologiques du pays. De même, plusieurs variétés hybrides avec des rendements de 8 à 10 t/ha sont disponibles. Pour ce qui est du sorgho, des variétés résistantes à la sécheresse ont été développées avec des rendements de 4 à 5 t/ha.

Pour le haricot, le pays dispose de plus de 13 variétés naines et grimpantes, tolérantes aux maladies et présentant des rendements potentiels de 2 à 3 t / ha. Celles-ci sont adaptables aux principales zones agro-écologiques du pays.

S’agissant du riz, il existe de nombreuses variétés avec de bons rendements et des cycles de croissance allant de 85 à 120 jours en fonction de l'écologie et d'autres facteurs climatiques.

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