Force des Nations unies en RDC: Kabila n’en veut plus

Le président congolais a réitéré mardi à la tribune de la 73e Assemblée générale de l’ONU son désir de voir les Casques bleus quitter son pays.

Joseph Kabila était parmi les premiers dirigeants du monde à prendre la parole mardi à l’ouverture de la 73e Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) à New York.

Au cours de cette sortie, le président de la République démocratique du Congo (RDC) a, sans fioritures, exprimé à nouveau son désir de voir la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) plier bagages.

«Vingt ans après le déploiement des forces onusiennes dans mon pays, et en raison de leurs résultats largement mitigés au plan opérationnel, mon gouvernement réitère son exigence du début effectif et substantiel du retrait de cette force multilatérale», a-t-il déclaré.

Des propos qui sonnent comme un rappel, d’autant plus qu’en janvier dernier il avait déjà lancé un ultimatum à la force onusienne à qui il donnait jusqu’en 2020 pour quitter le territoire congolais. Nonobstant les dernières attaques survenues à Beni dans le Nord-Est du pays, il tient à rassurer que la situation sécuritaire est encourageante.

Forte d’environ 17 000 Casques bleus et dotée d’un budget annuel d’un peu plus d’un milliard de dollars, (plus de 6 milliards de F), la MONUSCO est régulièrement accusée d’ingérence par les autorités congolaises. Dans son adresse, le président congolais a de nouveau réaffirmé son opposition «à toute ingérence dans le processus électoral en cours».

Soulignant le caractère irréversible de ce scrutin prévu le 23 décembre prochain le chef de l’Etat congolais rassure quant au financement intégral du processus par son gouvernement.

«En dépit des défis encore énormes, je réaffirme le caractère irréversible de la tenue des élections à la fin de l’année. Tout sera mis en oeuvre pour garantir le caractère apaisé et crédible du scrutin», a promis Joseph Kabila.

Mais, il tient également à rassurer la communauté internationale sur le fait que la RDC «confinée il y a quelques années au rang d’État failli, affiche aujourd’hui des ambitions d’émergence incontestables tant les signaux économiques, sécuritaires et politiques sont encourageants ».

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