L’impératif de sécurité

Intervenant dans un contexte particulier, marqué par la campagne électorale en cours, le discours du président de la République samedi dernier à Maroua était très attendu. En dépit des enjeux de l’heure, à savoir conquérir le maximum d’électeurs, Paul Biya est resté fidèle à lui-même.

Il a tenu à ses compatriotes le langage de la vérité. C’est ainsi qu’il a abordé sans détour la question de la sécurité qui est au centre des préoccupations des populations et des autorités du Nord- Ouest et du Sud-Ouest. Sans négliger la situation dans l’Extrême- Nord, les terroristes de Boko Haram n’ayant pas renoncé à fomenter des attaques suicides dans cette partie du territoire. Le fait que le président-candidat insiste sur les questions de sécurité ne saurait être fortuit.

Sans paix, sans sécurité il n’y a pas de développement possible, a-t-on coutume de dire. Pour que le Cameroun poursuive résolument sa marche vers l’émergence, le pays a besoin de paix, de sécurité et de stabilité.

Or, depuis deux ans, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont fortement perturbées par des tensions socio-politiques, bien que des réponses appropriées aient été apportées aux revendications des syndicats et des enseignants à l’origine de la crise.

En dépit de la multiplication sur le terrain des missions de paix et de dialogue prescrites par le chef de l’Etat, dans sa volonté de trouver une issue pacifique à cette crise, des actes de violence se sont multipliés. C’est ainsi que depuis de longs mois, les sécessionnistes ont engagé une lutte armée aveugle avec pour objectif la partition du Cameroun.

Leurs principales cibles : les forces de défense et de sécurité, les autorités administratives et traditionnelles, mais aussi les populations civiles qu’ils n’hésitent pas à assassiner froidement. Cette situation ne pouvait laisser indifférent le chef de l’Etat, chef des armées dont l’un des principaux devoirs constitutionnels est d’assurer la protection des populations, et leurs biens et préserver l’intégrité du territoire national.

Aussi a-t-il engagé la lutte contre ces sécessionnistes, tout en poursuivant le dialogue avec les forces vives, pour les rassurer, les amener à résister et à ne pas suivre les ennemis de l’unité nationale, quels qu’ils soient, d’où qu’ils viennent. Parlant de la situation sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest dans son discours de samedi dernier, le présidentcandidat a déclaré sans ambages :

« Il nous reste évidemment à restaurer la paix dans nos régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest meurtries par les exactions des sécessionnistes. En apportant à nos compatriotes de ces deux régions toutes les satisfactions qu’ils sont en droit d’attendre et en les protégeant contre les excès de ces soidisant libérateurs, nous démontrerons que leur avenir se trouve bien au sein de notre République. »

Un discours qui atteste ainsi de sa détermination à préserver un pays uni dont tous les fils et filles puissent vivre en harmonie. S’agissant de la situation sécuritaire dans l’Extrême- Nord, Paul Biya a également été clair. L’envahisseur Boko Haram, qui brûlait et tuait a été repoussé hors de nos frontières grâce à la salutaire synergie armée-Nation. Toutefois, il convient de rester vigilant, les terroristes n’ayant pas renoncé à leur entreprise macabre. Désormais dans la région de l’Extrême-Nord, les perspectives de développement sont bonnes. Ce qui permet au président Paul Biya d’affirmer :

« Maintenant que la menace s’éloigne, une tâche exaltante se présente à nous dans le proche avenir. Ce n’est ni plus ni moins que gagner ensemble, la bataille du développement ». Au total, Paul Biya étant déterminé à faire en sorte que « L’Histoire retienne de lui qu’il est celui qui a apporté au Cameroun la démocratie et la prospérité », comme il l’a confié au journaliste français Yves Mourousi de regrettée mémoire, il ne ménagera aucun effort pour que la sécurité soit restaurée sur l’ensemble du territoire national « en maniant à la fois la fermeté et le dialogue ».

Ce qui nous permettra, comme l’a relevé le chef de l’Etat dans son discours de samedi dernier à Maroua, de « poursuivre notre marche en avant en saisissant toutes les grandes opportunités qui s’offrent à nous ». Et de conclure : « Dans ces conditions, je pense que rien ne pourra faire dévier notre grande et belle Nation de sa route vers la prospérité et le progrès social. »

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