Une relation qui se consolide

Le 25 septembre 2018, S.E. Kunio Okamura procédait à la signature officielle, avec le Programme alimentaire mondial (PAM) d’une subvention de financement d’un montant de 300 millions de yens, soit environ 148,5 millions de F, en vue du soutien de son pays aux centaines de milliers de réfugiés qu’accueille le Cameroun. C’était sans doute l’un de ses derniers actes officiels en qualité d’ambassadeur du Japon dans notre pays.

Le diplomate nippon, qui est allé faire ses adieux au président de la République hier au Palais de l’Unité, a officiellement présenté ses lettres de créance en novembre 2015. Il quitte donc le Cameroun au terme d’un séjour qui aura duré trois ans. Lorsque l’on évoque la coopération bilatérale entre les deux pays, le commun des Camerounais a tout de suite en images, les écoles publiques, dons de la coopération avec l’Empire du Soleil levant que l’on retrouve à travers le territoire national.

Normal, pourrait-on dire, car entre 1997 et 2004, ce sont 1 533 salles de classe qui ont été construites dans 122 écoles primaires à travers le pays, pour un coût de près de 57 milliards de F, selon des données de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Mais la coopération bilatérale entre les deux pays embrasse de nombreux autres secteurs. La donation de près de 150 millions de F offerte il y a une dizaine de jours au PAM, dans le cadre de l’appui aux réfugiés ne représente qu’une infime partie de ce que le Japon apporte comme assistance depuis le début de l’accueil de ces personnes sur le territoire national. L’apport nippon est évalué en la matière aujourd’hui à plus de 13 millions de dollars, soit près de 7 milliards de F pour ce seul domaine.

Les relations entre les deux pays datent de 1960, c’est-à-dire, dès l’accession du Cameroun à la souveraineté internationale. Même s’il est vrai que les échanges entre le Japon et le Cameroun sont plus anciens encore. Au rang des secteurs où se manifeste encore la coopération entre les deux pays, il y a l’agriculture, avec notamment le Projet de développement de la riziculture pluviale de plateaux en zones de forêt à pluviométrie bimodale (Proderip).

Le Japon est également l’un des partenaires du Cameroun dans le projet de construction de la route Batschenga-Yoko-Ntui- Lena avec un financement de l’ordre de 26 milliards de F. Le Cameroun met à la disposition de ce pays insulaire de l’Océan pacifique, de nombreuses ressources de son sol et de son sous-sol.

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