Présidentielle à Madagascar: 36 candidats dans la course

Les protagonistes au scrutin du 7 novembre prochain ont entamé lundi leur campagne de séduction de l’électorat.

La Grande île est en effervescence depuis lundi avec le lancement officiel de la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle du 7 novembre prochain. Les 36 candidats en course ont entamé leur campagne de séduction des 9,9 millions de Malgaches régulièrement inscrits sur les listes électorales. En lice, les trois derniers chefs d’Etat font office de favoris à cette élection.

Marc Ravalomanana (2002-2009), Andry Rajoelina (2009-2014), et Hery Ravalomanana, aux affaires depuis 2013 et président sortant, ont lancé en grande pompe cette opération de charme.

Les trois personnalités dont les effigies, les banderoles et les slogans de campagne inondent déjà le pays, ont déployé d’importants moyens à la dimension de leurs ambitions.

La journée de lundi a été marquée par trois grands meetings de lancement, comme si les trois rivaux voulaient chacun montrer aux yeux du monde la cote de popularité dont il jouit au sein de l’électorat.

Ainsi, Marc Ravalomanana, 68 ans, et ses partisans ont pris d’assaut la célèbre Place du 13 mai au cœur d’Antanarivo. «On vient de prouver qu’Antananarivo nous appartient », a-t-il lancé avant d’entamer une tournée à travers la ville. A Itaosy, à quelques kilomètres de là, Hery Rajaonarimampianina, 59 ans, et ses fidèles, donnaient la réplique.

«Au vu de l’affluence que nous avons eue aujourd’hui, on peut déjà se considérer comme vainqueurs. Conclu le président sortant. Andry Rajoelina, 44 ans, a choisi la ville de Diego Suarez dans l’Extrême-Nord du pays pour lancer sa campagne. «J’irai jusqu’au bout pour faire triompher nos idées et rattraper le retard de développement de Madagascar (…) Je veux rendre la fierté et la dignité au peuple malagasy», a-t-il lancé à une foule visiblement acquise.

Les anciens Premiers ministres, Jean Omer Beriziky, Jean Ravelonarivo ou Olivier Mahafaly Solonandrasana sont aussi en course. Par souci de transparence et en vue de restaurer la confiance des uns et des autres, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a procédé, avec le concours de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à un audit du fichier électoral, suite aux nombreuses allégations de fraudes avancées par l’opposition, la société civile et les citoyens.

«Ces critiques doivent être dissipées. Il y a eu beaucoup d’efforts. J’étais là en 2009, je sais dans quel état se trou vait le fichier électoral. Aujourd’hui, je peux vraiment dire à l’ensemble de la classe politique et surtout aux représentants des candidats qui ont participé aux opérations d’audit de ces fichiers que c’est un fichier qui garantit l’égalité des chances pour tous les candidats et sur la base duquel on peut bel et bien tenir des élections crédibles en 2018», a souligné Siaka Sangaré, chef de la mission d’audit de l’OIF.

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