Ligue de football professionnel du Cameroun : incompréhensions autour du SG

La mise à la retraite de Thérèse Pauline Manguele expliquée hier à la presse par le Général Pierre Semengue divise l’instance.

A la Ligue de football professionnel du Cameroun (Lfpc), l’actualité la plus brûlante n’est guère le démarrage prochain des championnats d’élite. Mais plutôt la crise qui secoue son appareil administratif. C’est ce qu’il ressort de la conférence de presse donnée hier à Yaoundé au siège de la Ligue par son président, le Général Pierre Semengue.

Une convocation des médias faisant suite à un courrier qui lui est parvenu dans la journée. Signé par huit des 11 membres du conseil d’administration de la Ligue, il lui est demandé la tenue d’un conseil extraordinaire pour le 11 octobre. On peut y lire, selon les huit signataires, que l’assise sollicitée se fonde sur l’article 37 alinéa 3 des statuts de la Ligue.

Une disposition permettant à la moitié des membres de cette instance d’en faire la demande chaque fois que la nécessité objective l’impose. Cette convocation fait suite à deux correspondances internes entre le président de la Ligue et son secrétaire général, Thérèse Pauline Manguele.

En substance, le premier cité informait cette dernière de sa mise à la retraite car ayant dépassé après prorogation, la limite d’âge légale (60 ans). Il lui était également proposé une collaboration en qualité de consultante de la Lfpc. En retour, le Sg de la Ligue informe son expéditeur qu’il n’a ni la qualité, ni le droit de prendre une telle décision qui est l’apanage du conseil d’administration au terme de l’article 38 alinéa 8. Voilà donc qui justifie la convocation d’un Conseil extraordinaire selon les huit signataires.

A cela, le Général Pierre Semengue répond que cet article évoque «explicitement les cas de nomination, de révocation et de licenciement du SG. Or dans ce cas, il n’en est nullement question puisqu’il s’agit d’une mise à la retraite, et donc un acte de gestion des affaires courantes ». Et d’ajouter que la convocation d’un conseil d’administration intervient 15 jours après une demande expresse adressée au président.

La réunion du 11 octobre prochain n’obéissant pas à ces règles procédurales, le général Semengue voit en une telle requête « un acte de complot ». Pour lui, la seule réunion du conseil d’administration légale et valable est celle programmée le 26 octobre prochain. Celle-ci prévoit l’adoption des conclusions du commissaire aux comptes avant présentation à l’Assemblée générale du 1er novembre. Y

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