Observateurs internationaux: l’invitation au respect des procédures légales

En marge de leur rapport respectif, les chefs de mission de l’Union africaine, de la Ceeac et de l’Ipae condamnent la tournure que certains veulent donner aux évènements au Cameroun.

Elles sont trois institutions internationales en séjour au Cameroun pour superviser le déroulement du scrutin de dimanche dernier. Leurs chefs de mission respectifs : Artheme Kwesi de l’Union africaine (UA), Raymond Tshibanda de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) et Emmanuel Nadingar de l’Institut panafricain d’assistance électorale (Ipae) ont donné une conférence de presse conjointe hier au Hilton Hotel de Yaoundé, afin de présenter le bilan de leur observation électorale.

La rencontre avec les hommes de médias ayant eu lieu au lendemain de la déclaration du candidat Maurice Kamto, ils ont exhorté « toute la classe politique ainsi que les candidats, à accepter le verdict des urnes librement exprimé. Et, en cas de contestation faire recours à l’institution chargée du contentieux électoral ». Dans l’ensemble, le scrutin du 7 octobre dernier « s’est déroulé dans le calme, la discipline, la sérénité et la transparence », a observé Emmanuel Nadingar.

Les observateurs ont reconnu que jusqu’au dépouillement, aucun heurt n’a été enregistré à travers le pays. Ils ont notamment parcouru sept régions à l’exception de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du SudOuest pour ce qui est de l’UA ; les régions de l’Adamaoua, du Centre, du Littoral et de l’Ouest en ce qui concerne la Ceeac ; et les villes de Bafoussam, Bertoua, Bamenda, Ngaoundéré, Douala, Yaoundé et Sangmélima pour l’Ipae.

En outre, si le matériel électoral était disponible en quantité dans l’ensemble des bureaux de vote, ils ont constaté que : « tous les candidats n’ont pas été représentés par leurs délégués dans les bureaux de vote visités », reconnaît Raymond Tshibanda.

Parmi les recommandations, ces institutions ont invité à engager un dialogue politique inclusif visant à pro mouvoir les réformes politiques, juridiques et électorales afin de consolider la démocratie, la gouvernance, la paix et la stabilité ; de maintenir et accroître les efforts en vue d’une organisation, encore plus réussie des échéances électorales à venir ; ou encore de redoubler les activités de renforcement des capacités des agents électoraux dans la conduite et la bonne tenue de vote, ceci en accordant un temps nécessaire pour la formation.

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