Recensement général des votes: le travail a commencé

L’équipe de 22 membres a été installée hier par Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel

«Le recensement général des votes est public et s’effectue au siège du Conseil constitutionnel ». C’est par cet extrait de l’alinéa 3 de l’article 69 de la loi n° 2012/001 du 19 avril 2012 portant Code électoral, modifiée et complétée par la loi n°2012/017 du 21 décembre 2012, que Clément Atangana a achevé hier son propos d’installation des membres de la Commission nationale de recensement général des votes (CNRGV).

Un propos de circonstance qui devait être un rituel mais qui a revêtu une tonalité particulière dans la salle des huis clos du Palais des Congrès compte tenu du contexte. Celui de la présence dans la salle d’un des représentants des candidats s’étant déjà proclamés vainqueurs.

En réitérant donc que les travaux de la CNRGV sont publics, Clément Atangana tient à rassurer les hommes et femmes de média que les choses se passeront dans la transparence. Un moment majestueux donc, mais un peu crispé aussi. C’est le travail de cette commission qui servira de base à la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel en plus du verdict des différents recours introduits. « Malgré vos divergences de vues, sachez que vous ne dépendez plus de ceux qui vous ont désignés », a instruit Clément Atangana.

Tout en rappelant à ces personnalités que le procès-verbal qui sortira de leurs délibérations devrait être signé du président et des membres présents. La CNRGV est composée d’un membre du Conseil constitutionnel qui en assure la présidence, de deux magistrats de l’ordre judiciaire désignés par le président de la Cour suprême, de cinq représentants de l’administration, de cinq représentants d’Elections Cameroon et d’un représentant de chaque candidat ou parti politique en compétition.

Hier, seuls les représentants du parti Univers et du Front populaire pour le développement (FPD) étaient absents. Juste après la phase protocolaire, le président de la CNRGV, Emile Essombè, a réuni ses collègues. Question d’expliquer aux nouveaux membres les modalités pratiques du déroulement des travaux.

« Dès que nous recevons tous les procès verbaux des commissions de supervision départementales et des missions diplomatiques et postes consulaires, nous feront tout pour boucler 48h après », a souligné Emile Essombè. La loi impose à la CNRGV de transmettre son procès-verbal « dans un délai de cinq jours au Conseil constitutionnel, accompagné des pièces annexes ».

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