Organisation internationale de la Francophonie: les dossiers chauds d’Erevan

L’intégration de nouveaux membres et l’élection d’un nouveau secrétaire général sont à l’ordre du jour du 17e sommet qui s’ouvre ce jour dans la capitale arménienne

L’Arménie accueille ce jour et demain le 17e sommet des chefs d’Etat de l’Organisation internationale de la Francophonie. Une grande première dans l’histoire de cette ancienne république soviétique du Caucase peuplée de trois millions d’habitants. Parmi les dossiers à l’ordre du jour figure en bonne place celui de l’augmentation du nombre de pays membres.

Les candidatures de la Gambie, de l’Irlande, de l’Etat américain de la Louisiane et de Malte qui comptent accéder au statut de membres observateurs seront examinées lors du sommet d’Erevan. Les quatre postulants espèrent pouvoir rejoindre cette organisation qui, à leurs yeux, constitue un véritable réseau d’influence sur la scène internationale. Nombre d’habitués des sommets de l’OIF restent optimistes quant à l’approbation par les dirigeants francophones de ces candidatures qui ne pourraient être qu’une simple formalité.

Le rencontre d’Erevan se penchera également sur  les demandes de promotion émanant des Émirats arabes unis, du Kosovo et de la Serbie. Jusque-là, membres observateurs, ces trois pays ambitionnent d’accéder au rang de membres associés. Mais, le dossier délicat du 71e sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie sera incontestablement celui de l’Arabie Saoudite. Déjà candidate pour intégrer la grande famille francophone lors du sommet d’Antanarivo à Madagascar en 2016, elle peine à y accéder. Nonobstant le soutien du Maroc et du Sénégal, la candidature saoudienne se heurte à la résistance de certains membres qui lui reprochent d’être en contradiction avec les valeurs de l’OIF sur les droits humains, les droits des femmes et la démocratie.

En plus, le royaume n’est non plus en odeur de sainteté avec le Canada, deuxième contributeur après la France et membre influent de l’organisation depuis l’expulsion par Riyad en août dernier de Dennis Horak, ambassadeur du Canada en Arabie Saoudite. Mais, l’autre centre d’intérêt de ce sommet sera sans doute l’élection du nouveau secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie.

En lice, Michaelle Jean, la titulaire du poste, et Louise Mushikiwabo. La Canadienne, lâchée à la dernière minute par son propre pays et Québec qui a décidé de soutenir la candidature de son adversaire, pourrait être difficilement reconduite devant la ministre rwandaise des Affaires étrangères.

Mme Mushikiwabo qui avait reçu le 28 juin dernier à Nouakchott en Mauritanie le soutien du Comité des candidatures de l’Union africaine (UA) est présentée comme super favori. Mais, la SG sortante qui croit toujours en ses chances entend se battre jusqu’au bout. Une première ce jeudi à l’ouverture des travaux à Erevan, le président rwandais, Paul Kagame, prononcera un discours en français.
 

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