Eglise évangélique du Cameroun: Prières pour la paix

La région synodale Centre et Sud I a organisé, dimanche dernier, un culte solennel de clôture de deux semaines de recueillement pour le Cameroun et l’Eglise.

«Que la paix soit dans tes murs. Et la tranquillité dans tes palais ». Ces versets du Psaume 122 à côté d’autres, ont inspiré la prédication du culte de clôture de la quinzaine de prière que la région synodale du Centre et Sud I, de l’Eglise évangélique du Cameroun (EEC) a organisé dimanche dernier pour la paix au Cameroun. La quinzaine avait pour thème : « Pardon, réconciliation et paix à l’EEC et dans la nation camerounaise ».

L’office s’est déroulé à la paroisse de Nlongkak, en présence des dizaines de bergers de la région synodale et de nombreux fidèles. Le prédicateur, le Rév Philippe Nguété, a précisé que cette occasion solennelle était celle de s’en ouvrir à Jésus Christ, le Prince de paix, pour demander sa paix et non celle des hommes.

Pendant quinze jours, des prières ont été organisées chaque soir, dans toutes les paroisses de l’EEC pour l’apaisement des cœurs tant à l’église que dans le pays. L’officiant a reconnu que la paix de Dieu n’est pas gratuite. Elle est même conditionnée puisque c’est l’aboutissement de beaucoup d’efforts et de sacrifices. Déjà, il faut que le peuple la lui demande. Il faut ensuite qu’il passe à la repentance, au renoncement de soi. Il faut descendre de son piédestal, perdre quelque chose de son amour-propre.

Et ce pas franchi, il faut pardonner et demander pardon, puis accepter  la réconciliation. Les premiers à montrer l’exemple sont les ministres du culte, a suggéré le rév. Nguété, en raison de leur statut de plénipotentiaires de Jésus Christ, ceuxlà qui doivent ressembler au maître en étant des artisans du rassemblement plutôt que des agents de la haine et de la division.

Dans la région synodale Centre et Sud I comme dans toutes les 22 autres régions de l’EEC, c’était le même élan chaque soir et ce, dans toutes les paroisses, les supplications à Dieu pour que rien ne trouble le vivre-ensemble. Le contexte de la tenue de cette quinzaine de prière n’est pas anodin : l’EEC est toujours divisée depuis avril 2017, la nation camerounaise est agitée dans quelques parties du pays. Bien plus, l’Eglise souhaite que le processus électoral se termine sans anicroches.

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