Contentieux post-électoral: 17 recours à examiner

Ils ont été déposés devant le Conseil constitutionnel dans le délai de 72 heures imparti pour le contentieux relatif au scrutin de dimanche dernier.

C’est bouclé. Le Conseil constitutionnel ne recevra pas d’autres recours. Dans le cadre du contentieux post-électoral pour le scrutin du 07 octobre dernier, les délais se sont écoulés hier à minuit. A 20h, le greffe de l’organe en charge de proclamer les résultats de l’élection présidentielle, avait déjà reçu dix-sept recours. Ils seront examinés dans le cadre du contentieux post-électoral lié à la présidentielle du 07 octobre dernier. L’ensemble de ces recours a été déposé par quatre personnes : Bertin Kisob, Gabanmidanha Rigobert Aminou, Joshua Osih et Maurice Kamto.

Dans son recours, Joshua Osih, candidat du Social Democratic Front (SDF), sollicite « l’annulation totale de l’élection présidentielle du 07 octobre ». Il adosse son argumentaire sur six moyens portant sur la violation de certaines dispositions de la Constitution et du Code électoral. Pour sa part, Maurice Kamto, candidat du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) demande l’annulation partielle des opérations électorales dans les bureaux de vote de sept régions : Nord-Ouest, SudOuest, Adamaoua, Nord, l’Extrême-Nord, l’Est et Sud. Pour cela, il développe des moyens portant violation de certaines dispositions du Code électoral, ainsi que le « non respect du retrait du candidat Akere Muna ».

Candidat indépendant recalé pour ce scrutin, le pasteur Gabanmidanha Rigobert Aminou demande une « annulation et re programmation de l’élection du président de la République du Cameroun du 7 octobre 2018 ». Egalement recalé comme candidat à ce scrutin, Bertin Kisob, président national du Cameroon Party for Social Justice (CPSJ), a déposé 14 recours.

ll souhaite l’invalidation des résultats obtenus par le candidat Paul Biya du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) dans les dix régions du pays, ainsi que dans la diaspora camerounaise ; la « suspension du RDPC pour au moins 25 ans». De même, il souhaite que « le Conseil constitutionnel se déclare incompétent pour la supervision et la proclamation des résultats », autant qu’il exige « la suspension de la présente équipe dirigeante d’Elecam ». Le verdict du Conseil constitutionnel est attendu, avant la proclamation des résultats qui devrait intervenir au plus tard le 22 octobre prochain.

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