Présidentielle en RDC: polémique autour de la machine à voter

Une réunion entre membres de la Commission électorale nationale indépendante et candidats au scrutin du 23 décembre prochain s’est achevée en queue de poisson mercredi.

Les rapports entre la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et cles candidats de l’opposition à la présidentielle du 23 décembre prochain, déjà tumultueux, se sont dégradés de plus belle mercredi. La réunion convoquée dans le cadre de la commission technique mise en place par l’organe en charge de l’organisation des élections s’est achevée en queue de poisson.

Au centre de la discorde : la machine à voter qui alimente une vive polémique au sein de la classe politique congolaise. Selon «Le Potentiel», un journal congolais, ce sont les propos du président de la CENI en direction de ses hôtes qui ont jeté de l’huile sur le feu.

«Ceux qui ne veulent pas de la discussion technique sur la machine à voter peuvent quitter la salle», aurait lancé Corneille Nangaa. Se sentant offensés par cet affront, les candidats Vital Kamerhe, Théodore Ngoye, Martin Fayulu, Kin-Kiey Mulumba et les représentants de Félix Tshisekedi et Freddy Matungulu ont immédiatement quitté la salle de réunion.

«Nous avons voulu que la Céni et nous, on arrive à la conclusion de savoir si elle est légale ou pas. Curieusement à la fin, le président Corneille Nangaa nous dit : ceux qui ne veulent pas qu’on ait des discussions techniques, ils peuvent partir. Voilà comment nous avons été traités. Ceux qui veulent qu’on expérimente la machine à voter, ils restent», s’est justifié Théodore Ngoye.

De leur côté, les responsables de la CENI interprètent l’attitude des présidentiables comme une forme de pression exercée sur eux. «Il n’y a personne qui a dit qu’elle ne veut pas venir le 23 décembre. Et d’ailleurs au finish, est-ce que vous avez vu les gens refuser de venir confirmer leur photo dans la machine à voter avanthier ou hier?

L’échec de la rencontre d’hier (Mercredi, NDLR) n’aurait peutêtre existé que dans les têtes de certains candidats», a lancé Norbert Basengezi, vice-président de la CENI.

Si de son côté la CENI tient à tout prix à expérimenter sa machine à voter à la faveur de ce scrutin, les candidats de l’opposition restent attachés aux traditionnels bulletins de vote qu’ils jugent plus fiables.
 

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