Aquaculture; la production en hausse

Grâce à la construction de centres d’aquaculture dans plusieurs localités du pays, le Cameroun a pu produire 80 000 t de poissons en plus, de 2011 à 2016.

La production halieutique du Cameroun a augmenté en cinq ans, passant de 205 000 tonnes à 285 000 tonnes. Soit, une hausse de 80 000 tonnes. D’après des statistiques publiées récemment par les services du ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia), cette hausse se situe dans une période comprise entre 2011 et 2016.

Même si les chiffres des deux dernières années sont actuellement en cours de consolidation, cette croissance augure déjà d’une amélioration dans la filière. D’après des informations recueillies auprès du Minepia, cette augmentation découle, de la politique de développement de l’aquaculture, implémentée depuis peu à l’initiative de ce département.

Il s’agissait de faire face à la forte demande nationale en poisson, chiffrée à 400 000 tonnes qui conduit à un gap de 115 000 tonnes. Une insuffisance ayant par ailleurs entrainé des importations massives de différentes variétés de cette denrée pour lesquelles les importateurs locaux investissent 100 milliards de F en moyenne par an.

Le ministre Taïga a fait de ce phénomène un défi majeur à relever. Surtout que, comme il l’avait relevé lors d’une rencontre avec les opérateurs économiques de la filière, le Cameroun dispose de 15 000 kilomètres carrés de plateau continental et de 4 millions d’hectares de superficie des plans d’eau continentaux D’où le développement, ces dernières années, de stratégies et de techniques visant à renforcer les capacités des producteurs locaux de poissons et partant, contribuer à la croissance du Made in Cameroon. Il s’agit notamment du renouvellement des étangs piscicoles et de l’aquaculture en cage.

Pour mener à bien cette bataille, le Minepia a relevé avoir actionné deux leviers avec le concours des partenaires au développement comme le Fonds international de développement agricole (Fida) : la pêche de capture et l’aquaculture. Le premier levier devait consister à favoriser l’insertion des nationaux dans l’exploitation des ressources halieutiques tant au niveau conti nental que maritime.

Le second consistait à développer l’élevage de poisson à travers l’intensification de l’aquaculture à petite échelle. En ce qui concerne le développement des acteurs de la filière, il existe déjà au sein de l’Université de Douala, l’Institut des sciences halieutiques de Yabassi.

Le Centre national de formation zootechnique vétérinaire et halieutiques de Foumban et les centres de formation des jeunes pêcheurs à Debunscha (Sud-ouest) et à Bonamatoumbé (Littoral) sont opérationnels. Pour améliorer la disponibilité en alevins, les stations aquacoles de Bamessing et de Foumban ont également redémarré leur production.

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