Microfinance: amicale sous administration provisoire

La décision prise par la Commission bancaire d’Afrique centrale a une durée de trois mois.

Il y a quelques jours, Dieudonné Evou Mekou, président suppléant de la Commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac), gendarme du secteur financier de la sous-région, rendait publique une décision à l’encontre d’Amicale finance S.A, un établissement de microfinance de deuxième catégorie. En effet, cette institution vient de mettre cet EMF sous administration provisoire pour une période de trois mois. Un administrateur provisoire a d’ailleurs été nommé, en la personne de Philippe Moumbon, expert financier judiciaire. 


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A l’origine de cette décision de la Cobac, signé en début septembre, un problème de relèvement du capital. En effet, conformément au nouveau règlement de l’instance, le capital social des EMF a été revu à la hausse. Ainsi, celui des structures de 2è catégorie, à laquelle appartient Amicale Finance SA., est passé de 50 millions de F à 300 millions de F.


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Et un chronogramme a été arrêté, pour permettre à ces EMF de se mettre à jour progressivement suivant le calendrier suivant : 100 millions de F au 1er janvier 2018, 150 millions de F au 1er janvier 2019, 200 millions de F au 1er janvier 2020 et 300 millions de F au 1er janvier 2021.


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Mais selon la Commission, en janvier 2017, Amicale Finance présentait déjà des signes de difficultés financières, d’où la première injonction de la Cobac à cette période. Situation qui a abouti, en janvier 2018, à l’ouverture d’une procédure disciplinaire à l’encontre de la microfinance et ses dirigeants sociaux.


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La mise sous administration provisoire de cet EMF est donc une option pour l’éloigner de la banqueroute. Mais surtout de briser le signe indien qui marque ce secteur au Cameroun depuis plusieurs années. Les cas de Cofinest, Fiffa, Comeci, Crédit du Golfe qui ont fait faillite, restent encore frais dans les mémoires, avec des milliers d’épargnants toujours pas sortis de l’auberge.


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C’est sans doute pour limiter les dégâts que le nouveau règlement de la Cobac a vu le jour. Et dans le même temps au Cameroun, des mesures sont prises dans le même sens. Notamment avec la mise à jour de la liste des EMF autorisés à exercer. 


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