Enseignements secondaires: comment on gère les heures d’astreinte

?Quand ils accèdent à des postes de responsabilité que ce soit censeurs, proviseurs ou surveillants généraux, ces responsables sont astreints à six heures de cours par semaine.

Chaque texte ministériel qui nomme les surveillants généraux, les censeurs ou les proviseurs stipule que ces derniers, chacun en ce qui le concerne, sont astreints à six heures de cours par semaine. Sauf que, entre ce que disent les textes et la charge administrative, il y a souvent un gouffre. « Il y a le texte, il y a le contexte. Parfois, ce contexte est un obstacle qui ne permet pas de respecter le texte à la lettre, malgré la bonne volonté », regrette Odette Edjenguelé Dimodi, proviseur du lycée de Nkolndongo.

Elle explique que, « chaque responsable a son cahier de charges. Chaque censeur a un pool pédagogique à assurer. Ce sont des responsabilités administratives prenantes. Quand mes supérieurs exercent la pression sur moi pour une tâche donnée, le chef d’établissement que je suis déverse cette pression sur son collaborateur sans tenir compte de ses cours d’astreinte. »

Généralement, ces responsables se réfugient dans la coordination des activités post et périscolaires ou le travail manuel : embellissement du campus scolaire, entretien de l’environnement, plantation des fleurs, etc.  Plusieurs ne délaissent pas les salles de classe de gaieté de cœur puisqu’il y a des passionnés de la craie parmi eux. « La craie nous manque, parce que nous sommes avant tout formés pour enseigner.

La nomination à un poste de responsabilité est une promotion, mais à la base, notre métier est d’enseigner », confie Blaise Soumelong, censeur au lycée de Nkolndongo. « Tout dépend de la discipline et du staff d’enseignants disponibles dans le département », nuance-t-il avant de raconter son expérience à l’époque où il était surveillant général au lycée de Monatélé. « Mon établissement avait un déficit en enseignants d’Espagnol, alors j’avais volontairement pris la classe de seconde », se souvient-il.

Son collègue Elisa Fadanka est enseignant de physique à la base. Il aurait aimé continuer de dispenser les cours en dehors de ses tâches administratives. Il aime enseigner. Le faire aujourd’hui, c’est mettre ses collègues du département au chômage. Ce n’est pas le cas pour Daniel Mouzong, censeur au lycée d’Akonolinga. Il assure douze heures de cours par semaine en histoire, géographie, Education civique et morale à cause du déficit en enseignant de cette discipline dans son établissement. Bien au-delà du quota prescrit par les textes

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