Cameroun – FMI: l’économie nationale au scanner

Une séance de travail ouverte mardi au MINEPAT à Yaoundé, entre une équipe technique du Fonds monétaire international et des experts nationaux.

Travaux à huis clos, mardi au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT). Le ministre Louis Paul Motaze et ses collaborateurs étaient face à une équipe technique du Fonds monétaire international (FMI). Selon l’ordre du jour, il était question de faire le point de la situation des grands projets d’investissement inscrits dans le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE) et leur financement. Les deux parties devaient également présenter l’état d’avancement des projets spéciaux (Plan d’urgence, CAN, jeunesse, etc.) ; les emprunts extérieurs signés en 2016 et envisagés pour 2017 ; les contrats de partenariats public-privé relatifs aux projets du DSCE et la mise en œuvre de l’APE avec l’Union européenne. A l’entame des travaux, le MINEPAT a souligné qu’il s’agit là, en réalité, d’une mission conjointe FMI/Banque mondiale, venue évaluer l’économie nationale.
Au sortir du huis clos, seul le chef de la mission du FMI va s’exprimer face à la presse. Mario de Zamaroczy rappelle que le FMI est au Cameroun dans le cadre d’une visite de travail désormais familière. « Nous venons à peu près tous les six mois depuis Washington pour avoir des discussions avec les autorités sur la situation économique du pays, les développements économiques récents et les perspectives à court termes ». Il indique que la mission ne fait que commencer et par conséquent, les premières conclusions ne peuvent déjà être disponibles. Mais, de manière générale, « nous déplorons une dégradation de la situation économique mondiale, régionale et sous régionale. Nous venons donc vers les autorités pour les alerter sur le fait que les défis sont importants, que les réformes sont devenues un peu plus urgentes qu’il y a un an et donc, nous invitons les autorités à travailler avec le FMI pour écouter nos conseils et ensuite décider de ce qu’elles souhaitent mettre en œuvre ».
Pour le Cameroun, de manière spécifique, Mario de Zamaroczy souligne que les conseils du FMI n’ont pas changé : « dans une situation de défis accrus, il faut faire attention à l’équilibre budgétaire ». Le chef de mission explique qu’il faut réduire ce déficit qui, année après année, reste relativement important. Aussi, le Cameroun doit-il travailler au niveau des recettes de l’Etat pour compenser les pertes de recettes pétrolières. Pour le FMI, il faut aussi dépenser mieux et un peu moins, être prudent au niveau de l’endettement et diversifier l’économie pour réduire la dépendance aux hydrocarbures. Et enfin, relancer le secteur privé de façon a ce qu’il puisse prendre le relais de l’Etat.
 

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