Journée mondiale de l’alimentation: le potentiel du Cameroun s’expose

Agriculteurs et éleveurs ont présenté leur savoir-faire hier à l’esplanade du Musée national de Yaoundé

A deux ans et demi seulement, la bête traîne près de 400 kg. Cet énorme taureau issu du croisement entre un bœuf de race italienne et une vache locale attire bien des regards au Musée national à Yaoundé. A côté, cette vache de près de 300 kg, broutant l’herbe fraîche. Cette femelle est en gestation de près de trois mois grâce à une insémination artificielle.

« On a prélevé du sperme d’un taureau sélectionné en Europe et on lui a injecté ce protocole », explique Ibrahim Mahmoudou, éleveur. Une bonne illustration, selon lui de ce qu’il convient d’appeler « élevage de deuxième génération ». Une méthode que le Cameroun devrait intégrer afin que son élevage se développe comme sous d’autres cieux contrairement à l’élevage classique qui ne rapporte pas grand chose.

Sur d’autres présentoirs, des poissons issus de l’élevage en cages flottantes notamment des silures, carpes, tilapias et « kangas ». Le prix de ces produits varie entre 2000 F et 3000 F le Kg. On trouve également des coqs de race, notamment le cabi et le pantalonais dont les montants oscillent entre 12 000 et 30 000 F. Manioc, macabo, plantain, pommes de terre, patate et autres féculents sont aussi exposés, de même que divers fruits. Les produits issus de la transformation occupent également une bonne place sur les étals.

C’était lors de la mini-foire agro-pastorale organisée hier à Yaoundé à l’occasion de la 38e Journée mondiale de l’alimentation. Une cérémonie co-présidée par le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), Henri Eyebe Ayissi et son homologue de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga.

En présence du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakari, le Minader est revenu sur l’état de la sécurité alimentaire dans le monde et particulièrement au Cameroun. Selon lui, plusieurs facteurs clés sont à l’origine de l’augmentation du nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde. Il s’agit entre autres de la variation du climat, des conflits sociaux et des crises économiques. Henri Eyebe Ayissi a rappelé que le niveau de l’insécurité alimentaire s’était aggravé dans les régions de l’Extrême-Nord à cause des exactions de Boko Haram.

À l’Est, elle est due au trop plein de réfugiés venus des pays voisins. L’on note également 56% et 40% des populations en situation de crise alimentaire respectivement dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Face à ces situations, de nombreuses actions sont envisagées avec les partenaires techniques et financiers notamment la FAO. Ceci afin d’éradiquer la faim comme l’indique le thème de cette édition : « Agir pour l’avenir. La faim zéro en 2030, c’est possible».

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