Gestion des forêts communautaires: des entreprises à l’école

Pendant trois jours, les acteurs et experts du domaine vont partager leurs expériences et se former pour faciliter la compréhension de notions de gouvernance.

Créé il y a trois ans, le projet Financing Sustainable Forests in Cameroon  (Dryad) apporte un appui financier et technique aux communautés forestières. C’est une approche visant à fournir de l’aide aux communautés forestières, développée grâce à des recherches et analyses basées sur des preuves. Dryad est conçu pour rechercher un retour non financier sur son engagement en capital, mesuré par des indicateurs montrant la réalisation d’objectifs sociaux, économiques et environnementaux préalablement convenus. Un congrès du projet basé sur l’amélioration des performances, la gouvernance et la durabilité des entreprises forestières communautaires se tient depuis hier à Yaoundé.

Le ministre des Forêts et de la Faune (Minfof), Jules Doret Ndongo qui a ouvert les travaux de cette rencontre organisée par le Centre mondial d’agroforesterie (Icraf), a indiqué que le Cameroun était le premier pays du Bassin du Congo à s’engager dans la foresterie communautaire à travers sa loi forestière de 1994. Avec pour objectif, selon le ministre, de favoriser l’implication des populations locales dans la gestion et la protection des ressources forestières, avec pour finalité, l’impulsion d’un développement. Le but de ces assises est donc de faciliter la compréhension des notions de gouvernance et le modèle opérationnel concernant le développement des entreprises de forêts communautaires, partager les expériences dans la gestion de ces forêts de même que faire le bilan à mi-parcours de ce projet financé par la Grande-Bretagne et qui s’achève en 2020. 

  D’après Peter Minang de l’Icraf et coordonnateur de Dryad, depuis sa création, le projet  accompagne 29 communautés forestières et près de 36 entreprises forestières communautaires (avec différentes activités de gestion dans l’exploitation des produits non ligneux, bois, écotourisme, exploitation du rotin) couvrant 96 000 hectares dans cinq régions du pays (Centre, Sud, Littoral, Est et du Sudouest). Dryad a investi plus de 650 millions de F sur chaque entreprise. Le bénéfice escompté tourne au-delà de 8 milliards de F sur 10 ans. L’autre avantage du projet est qu’il s’attaque déjà à plusieurs facteurs qui empêchent les communautés forestières de progresser dans la réalisation de leurs objectifs de subsistance et environnementaux souhaités. Sharon Ganney, représentant du Haut-commissaire de Grande Bretagne s’est dit satisfaite de l’évolution du projet depuis sa création.

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