« L’aide stagne compte tenu de la conjoncture »

Issa Tchiroma Bakary, président de la Commission nationale d’examen des demandes d’accès au bénéfice de l’aide publique à la communication privée

Sur quels critères la Commission se base-t-elle pour étudier les dossiers soumis par les demandeurs de l’aide publique? 

La Commission insiste sur trois éléments essentiels. D’abord le fisc. Il faut payer les impôts. Car l’Etat vit des impôts, si le fisc doit mourir, c’est l’Etat qui est en déconfiture. Le deuxième critère concerne la convention collective. Quand on recrute un journaliste dans un organe, il a une vie sociale. Par conséquent, il doit signer un contrat de travail avec la structure qui le recrute et il doit être payé et affilié à la Cnps. Pour ce qui est du troisième critère, le demandeur doit être à jour avec tous les documents officiels exigés par le ministère de la Communication. 

Nombre de patrons de médias privés ont souvent juté faible le montant de cette aide. Comment l’Etat à travers le ministère de la Communication procède-t-il afin de satisfaire tout le monde ?

En réalité, l’aide devrait connaître une augmentation substantielle de façon à pouvoir permettre aux entreprises de presse de subvenir à leurs besoins primaires. Mais cette aide stagne encore, compte tenu de la conjoncture socio-économique et politique que traverse notre pays. Tout cela demande à l’Etat de mobiliser les moyens consistants à tous les niveaux afin d’apporter des solutions. Par conséquent, cela réduit un secteur aussi sensible qui est celui de la communication. Par ailleurs, il faut retenir qu’au-delà de cet appui, la presse bénéficie des aides des partenaires au développement tels que l’Unesco, l’OIF, l’Union européenne et bien d’autres. Notamment sous forme de matériels (appareils, ordinateurs, etc.) et même en termes de formations. Sans oublier que l’Etat apporte un appui additionnel à la subvention annuelle à chaque évènement majeur. Les gens regardent davantage l’enveloppe budgétaire oubliant tout ce qui est fait pour leur bien au quotidien.

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