Aide publique à la communication privée: 135 dossiers examinés

Les travaux de la Commission nationale présidée par le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, se sont tenus vendredi à Yaoundé.

La 17e session de la Commission nationale d’aide publique à la communication privée s’est tenue vendredi dernier à Yaoundé, sous la présidence du ministre Issa Tchiroma Bakary. Cette année, 135 dossiers de demande d’aide ont été reçus, contre 150 l’année dernière. Pour le compte de l’exercice budgétaire 2018, une enveloppe de 240 millions de F est allouée à la communication privée.

Un montant qui a connu une légère hausse, contrairement à celui de l’année précédente qui s’élevait à 216 millions de F. « N’eut été ces invités indésirables et inacceptables, (ndlr: allusion au contexte sécuritaire de notre pays dans la partie septentrionale, le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et l’Est), qui sont venus parasiter notre budget, le gouvernement aurait pu faire davantage », a relevé Issa Tchiroma Bakary, pour expliquer le poids de la cagnotte.

Cette session a également donné l’opportunité à la Commission de s’interroger sur la maîtrise des règles d’éthique et de déontologie par les médias. « Est-ce que tous les journalistes sont bien formés ? J’en doute beaucoup. Parce qu’en réalité, beaucoup se plaisent dans une relative facilité, c’est-àdire dès qu’on parle bien, dès qu’on est cohérent dans ce qu’on peut dire ou écrire, on se croit déjà journaliste.

Le journalisme est un métier qui est à la fois un art, une technique et une éthique. Il est du devoir de cette Commission de veiller à ce que les aides données contribuent aussi à améliorer la qualité des entreprises de presse, et par là celle des différents acteurs, dont les journalistes », a relevé Jean Paul Mbia, membre de la Commission.

Chaque année, des appuis financiers sont apportés par le gouvernement à la communication privée, afin de suppléer certaines dépenses. La commission composée de journalistes, responsables des ministères, des structures parapubliques et privées, va ainsi minutieusement étudier les dossiers enregistrés.

Le secteur de l’audiovisuel, de la presse écrite, de la presse en ligne, des imprimeries entre autres, sont les différents postulants. Ils vont bénéficier des subventions pouvant leur permettre de réaliser une partie de leurs activités.

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