Période poste-électorale: aucun désordre ne sera toléré

Déclaration du MINAT, Paul Atanga Nji, lors d’un point de presse vendredi dernier à Yaoundé.

« L’élection présidentielle au Cameroun a connu cinq étapes majeures : - La convocation du corps électoral; - La campagne électorale ; - Le scrutin présidentiel du 7 octobre 2018 ; - Le contentieux électoral ; - Et la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel. La prestation de serment du président élu, S.E. Paul Biya viendra couronner un processus qui s’est déroulé de manière pleinement satisfaisante de l’avis de la plupart des observateurs.

Le chef de l’Etat avait donné des instructions fermes à l’administration en vue de la sécurisation du processus électoral afin que cette élection majeure, dans la vie de notre pays, se déroule dans le calme, et la sérénité. Elections Cameroon « ELECAM », organe indépendant chargé de l’organisation matérielle du scrutin présidentiel, a déployé des efforts méritoires pour que ce scrutin se déroule dans les meilleures conditions possibles et dans le respect des normes internationalement admises. Ce double pari a été très largement atteint.

La campagne électorale et l’élection qui a suivi se sont déroulées sans incident majeur. Il y a toutefois lieu de regretter qu’avant l’élection présidentielle et après celle-ci, un candidat ait cru devoir faire des déclarations s’inscrivant dans une démarche illégale et anticonstitutionnelle, notamment, en s’autoproclamant vainqueur de l’élection avant même que le Conseil constitutionnel, autorité compétente ne se soit prononcé.

Bien que ce candidat se soit par la suite ravisé en revenant dans le jeu institutionnel par la saisine du Conseil constitutionnel devant lequel il a librement fait valoir ses arguments, il a ensuite de nouveau décidé de se mettre en marge de la légalité en contestant le verdict du Conseil constitutionnel.

Ledit candidat et son entourage n’ont cessé de multiplier les provocations et de poser des actes dangereux pour la paix sociale en essayant notamment d’organiser un mouvement insurrectionnel. Plusieurs de ses actes et déclarations tombent sous le coup des lois en vigueur dans notre pays notamment des dispositions pertinentes du Code pénal et de la loi contre le terrorisme réprimant les atteintes à la sûreté de l’Etat et l’incitation à la rébellion.

Le peuple camerounais a jusqu’alors fait preuve de sa grande maturité en restant sourd aux appels à la déstabilisation de notre pays. Il est de ma responsabilité en ma qualité de ministre de l’Administration territoriale de rappeler qu’avec la proclamation, le 22 octobre 2018, des résultats de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, le processus électoral est terminé. Les manifestations publiques doi vent, désormais de nouveau, se dérouler dans les conditions prévues par la loi.

L’administration a jusqu’alors fait preuve de retenue. Il est toutefois de mon devoir de prévenir que désormais nous n’allons tolérer aucun désordre. Toutes les tentatives de trouble à l’ordre public seront traitées avec la plus grande fermeté. Les auteurs comme ceux qui les y auront incités auront à répondre devant les instances judiciaires compétentes.

A ma connaissance, la qualité d’ancien candidat à l’élection présidentielle ou membre d’un parti politique ne confère aucune immunité. Tout ceux qui seraient tentés de violer les lois de la République auront à en répondre devant les instances appropriées et subiront toute la rigueur de ces mêmes lois. Je vous remercie de votre aimable attention ».

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