Nouvelle constitution ivoirienne: le « oui » l’emporte

La nouvelle loi fondamentale a été adoptée à 93,42% des suffrages exprimés pour un taux de participation de 42,42% à l’issue du référendum de dimanche dernier.


Au terme du référendum de dimanche dernier, les Ivoiriens ont finalement approuvé l’avènement d’une troisième Constitution après celles de 1960 et 2000. Selon les résultats proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le «oui» l’emporte avec 93,42% des suffrages valablement exprimés pour un taux de participation de 42,42%. L’opposition ivoirienne, conduite par Pascal Affi Nguessan, avait appelé au boycott. 
Dans ses grandes lignes, la nouvelle loi fondamentale prévoit la création d’un Sénat dont les membres devront être élus, pour les deux tiers, au suffrage universel direct. Tandis qu’un tiers de membres sera désigné par le président de la République. Il est également annoncé la création d’un poste de vice-président qui devra suppléer le président de la République en cas d’absence au pays et se verra déléguer par celui-ci la présidence des conseils des ministres sur un ordre du jour bien précis. En son article 55, la nouvelle Constitution supprime l’âge-limite de 75 ans et abaisse à 35 ans l’âge minimum pour être candidat à l’élection présidentielle. La clause d’«ivoirité» ayant disparu, tout présidentiable doit être exclusivement de nationalité ivoirienne, né de père ou de mère eux-mêmes Ivoiriens d’origine. 
Au sein de la majorité, le vote de la nouvelle loi fondamentale est favorablement accueilli. «Plus de 90%! C'est un sentiment de joie et de fierté. Les Ivoiriens ont compris qu'il fallait tourner la page de nos turpitudes, qu'on sorte de cette Constitution qui nous a amené la guerre pour entrer dans la IIIe République, pleins d'espoir», a commenté Joël N'Guessan, porte-parole du Rassemblement des républicains (RDR), le parti du président Ouattara. Dans le camp de l’opposition, l’on évoque «des falsifications grossières et le non-respect des procédures de proclamations des résultats.» Pour Pascal Affi Nguessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), principal parti d'opposition, «ce sont des chiffres manifestement truqués qui ne correspondent pas à la réalité. Nous avons tous été témoins du désert électoral.» Reste à présent à la Cour constitutionnelle de valider les résultats du référendum de dimanche dernier. 
 

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