Numerique et innovation: le challenge technologique

Pour que le Cameroun atteigne son objectif de devenir un « pays digital », des investissements conséquents sont attendus.

En février 2016, le ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel) a organisé une vidéoconférence avec des jeunes start-uppers. Une rencontre virtuelle pour laquelle 700 porteurs de projets s’étaient connectés. Une prouesse technologique désormais disponible au Cameroun, grâce à la mise en place d’infrastructures adéquates. Pour l’occasion, tout en présentant leurs différents projets à Minette Libom Li Likeng, les jeunes promoteurs avaient listé les freins au développement de leurs activités.

Parmi eux, le manque de financement, la qualité et le coût de la connexion internet dans le pays. En réponse, le Minpostel avait alors affirmé que ces informations devaient être exploitées pour l’élaboration d’une stratégie en vue du développement de l’économie au Cameroun. Une vidéoconférence tenue dans le sillage du discours à la jeunesse camerounaise prononcé le 10 février 2016 par le chef de l’Etat, Paul Biya, lequel a invité les jeunes de «la génération dite Androïd», à saisir les innombrables opportunités que recèle l’économie numérique.

Des opportunités déjà saisies par des jeunes comme Alain Nteff, Arthur Zang, Christian Ngan, Churchill Mambe, Bruno Nzor, Olivier Madiba et bien d’autres qui ont mis au point des applications et produits révolutionnaires. C’est donc dire si l’accompagnement de ce secteur, tant financier que managérial, est important pour garantir un véritable envol de l’économie numérique sur le triangle national. Des programmes de mentorat ont d’ailleurs été mis sur pied dans cette optique, tant par les pouvoirs publics que par le secteur privé.

Les défis de l’heure seraient donc de mieux encadrer cet accompagnement, notamment en budgétisant la cagnotte des appuis financiers et en déterminant chaque année le nombre de projets à soutenir. Il serait également question de sensibiliser les établissements bancaires afin qu’ils soient plus enclins à accompagner ces projets qui, au départ, relèvent parfois d’un simple rêve.

La multiplication des incubateurs, comme celui de l’école nationale supérieures des Postes, des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (SUP’PTIC) serait aussi indiquée. Dans le domaine de la recherche et de l’innovation, des actions concrètes sont aussi attendues.

Et le président Paul Biya a déjà montré la voie. « Je m’engage à soutenir la recherche tant dans les institutions publiques que dans le secteur privé », a-t-il précisé dans sa profession de foi. Le département ministériel porteur de ce secteur doit donc, comme ses missions l’indiquent, travailler pour une recherche scientifique coordonnée, contrôlée ; une recherche scientifique ayant un ancrage décisif sur les défis de développement économique et social adossés sur son socle culturel entre autres.

Des résultats attendus dans les domaines aussi variés que la santé (nouveaux médicaments et moyens de lutte et de prévention des maladies), l’agriculture (vulgarisation de variétés à haut rendement), l’économie numérique (accompagnement de la mise sur pied de start-up et autres applications up to date), la technologie (machines diverses), etc.

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