Éradication des menaces terroristes: urgence signalée

Éradiquer Boko Haram et les bandes armées dans les régions de l’Extrême-Nord et de l’Est, et construire une paix dans les régions du Nord-Ouest et du SudOuest s’annoncent comme les défis prioritaires du septennat qui commence.

Attaques sporadiques de Boko Haram à l’Extrême-Nord, incursions des bandes armées à la frontière orientale, menaces sécessionnistes dans les régions du Nord-Ouest et du SudOuest. Le septennat qui vient de s’achever n’aura pas été de tout repos. Si dans l’ensemble, la situation reste « sous contrôle », c’est que d’énormes ressources budgétaires sont mobilisées pour maintenir une veille sécuritaire dans ces trois zones. Pour le nouveau septennat qui commence, la demande en sécurité dans ces « zones grises » sera dans l’ordre des priorités.

Il est question d’accélérer le processus pour un retour rapide à la normale pour que le Ca meroun retrouve véritablement sa posture de havre de paix qu’il n’aura jamais quittée. Dans sa profession de foi à l’occasion de l’élection présidentielle, Paul Biya a rangé le défi sécuritaire parmi les dossiers-clés de son septennat. Déclenchée il y a deux ans, la crise sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest a énormément perturbé le fonctionnement des activités dans cette partie du pays et polarisé le débat autour des acquis de notre vivre-ensemble.

Le président de la République aura donc à cœur de mettre fin au calvaire des populations de ces régions, qui endurent, la mort dans l’âme, les pires attaques et exactions des bandes armées qui ont dévoyé les revendications corporatistes des avocats et enseignants pour fourbir un projet mort-né de partition du Cameroun. De gros efforts ont été faits au niveau du gouvernement dans l’optique de ramener le calme et d’instituer un climat serein de dialogue avec les populations de ces deux régions.

Le chef de l’Etat a pris d'importantes décisions pour répondre aux préoccupations formulées par les syndicats d'enseignants et d'avocats des deux régions avec à la clé, des solutions qui vont au-delà des problèmes posés. Les jalons d’une sortie de crise ont été mis en place malgré l’entrêtent des groupes sécessionnistes. Toutes les voies du dialogue n’ont pas été, peut-être, explorées pour parvenir à une normalisation. Les initiatives dans ce sens foisonnent. Au regard de la tension persistante sur le terrain, il sera indiqué d’éprouver d’autres voies de sortie de crise pour instaurer un climat de confiance propice au dialogue.

Et comme l’Etat doit rester debout dans toute la plénitude de ses prérogatives régaliennes, ceux qui ont pris les armes contre la patrie devraient préalable ment les déposer et les attaques contre les forces de défense et de sécurité ainsi que contre les civils devront également cesser. Dans cette optique, l’initiative présidentielle de mettre en place un plan d’assistance humanitaire d'urgence d'un montant de 12,7 milliards de FCFA est plus qu’encourageante.

La crise dans les régions du NordOuest et du Sud-Ouest n’a pas éclipsé la guerre que l’armée livre dans la région de l’Extrême-Nord aux combattants de la secte terroriste Boko Haram. Selon une récente étude publiée par l'Ong International Crisis Group, « l'important taux d'échec des attentats-suicides et les redditions de combattants » confirment l'affaiblissement du mouvement djihadiste. Mais si le nombre d'attaques a considérablement réduit depuis deux ans, la vigilance reste de mise, les assaillants ayant muté leurs modes opératoires.

Le principal défi reste l’éradication totale de cet ennemi du développement mais surtout la relance de l’économie dans cette partie du pays dévastée par les attaques de la secte. Il faudra relancer les échanges et le tourisme, reconstruire les infrastructures et mettre en confiance les populations qui ont subi la terreur pendant quatre ans. Le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire est d’ailleurs à pied d’œuvre avec une sorte de « Plan Marshall » pour remettre la région sur orbite.

Le plan stratégique de reconstruction et de relance des activités socio-économiques dans cette région, élaboré sur très hautes instructions du président de la République comporte 1 300 projets conçus pour tourner définitivement la page Boko Haram. L’autre défi sécuritaire non moins important sera la sécurisation totale de la frontière à l’Est et dans l’Adamaoua, frontalières à la République centrafricaine.

Les forces de défense et de sécurité déployées sur ce front devront mettre fin aux incursions, aux prises d’otages et au vol de bétail perpétrés par les rebelles centrafricains dans les localités des régions de l’Est et de l’Adamaoua

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