Différend frontalier: Maroc-Algérie La main tendue de Rabat

Le roi Mohammed VI a invité les autorités algériennes à l’ouverture d’un dialogue direct et franc en vue d’une normalisation des relations entre les deux voisins.

Au cours d’une allocution télévisée à la nation mardi, le roi du Maroc est revenu sur le différend frontalier qui oppose son pays à l’Algérie. A l’occasion, Mohammed VI a émis le vœu qu’un dialogue «direct et franc» soit organisé en vue d’une normalisation des relations diplomatiques entre les deux voisins gelés depuis 1994. «Depuis mon accession au trône, j’ai appelé avec sincérité et bonne foi à l’ouverture des frontières (…), à la normalisation des relations maroco-algériennes», a lancé le leader chérifien.

Rabat propose à cet effet à Alger un  «mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation». Lequel mécanisme permettra de débattre «sans tabou» plusieurs questions épineuses toujours en suspens. Notamment, la drogue, la contrebande, le Sahara occidental, les faits historiques non clarifiés ou les conventions non respectées.

Pour Mohammed VI, «le niveau de représentation au sein de cette structure, son format, sa nature sont à convenir d’un commun accord». En vue de la mise en place de nouvelles relations reposant sur des bases solides entre les deux voisins, il tient à souligner que «le Maroc est ouvert à d’éventuelles propositions et initiatives émanant de l’Algérie».

Depuis l’Algérie a décidé d’apporter son soutien au Front Polisario par l’Algérie en faveur de l’avènement de la République arabe sahraouie au Sahara occidental, les rapports entre Rabat et Alger sont en proie à de vives tensions voici plus de quarante ans. Alors que la frontière entre les deux voisins est fermée depuis 1994, la dernière rencontre entre Mohammed VI et Abdelaziz Bouteflika remonte à 2005.

Pour le roi du Maroc, un dégel dans un intérêt commun s’avère nécessaire. Alors que les pourparlers sur le Sahara occidental, au point mort depuis 2012, reprennent à Genève en Suisse les 5 et 6 décembre prochains, d’aucuns voient plutôt en cette main tendue de Rabat une sorte d’opportunisme à peine voilé. Mais du côté du royaume chérifien l’on rétorque plutôt que cette initiative royale «n’émane pas d’une faiblesse, mais d’une prise de conscience de la réalité».

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